L’arrivée de l’USS Cole embarrasse le gouvernement libanais
Des déclarations de responsables états-uniens laissent entendre que l’envoi du USS Cole a été précédé de concertations avec le chef du gouvernement Fouad Siniora et son équipe. L’opposition, elle, avait déjà affirmé, par la bouche de ses plus hauts dirigeants, dont le chef du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, que le 14-mars pro-US a reçu des promesses et des assurances de Washington de l’imminence d’une intervention militaire. C’est ce qui explique le refus des loyalistes de présenter la moindre concession politique permettant de mettre en place un véritable partenariat.
L’opposition a fait preuve d’une grande fermeté, affirmant sa détermination à refuser et à résister à toute intervention militaire étrangère, qu’elle a assimilé à une tentative de colonisation, comme l’a affirmé le chef chrétien de l’opposition, le général Michel Aoun. Elle affrontera toutes les forces locales qui facilitent et incitent au retour du colonialisme au Liban.