L’Autriche hostile au versement d’une rançon pour ses otages
Ses propos contredisent des propos attribués à des sources proches de la sécurité algérienne selon lesquelles Vienne aurait accepté le principe d’une rançon.
“Le gouvernement autrichien ne passe aucun marché impliquant le versement d’une rançon”, a déclaré par téléphone à Reuters le diplomate autrichien, Anton Prohaska, qui n’a fourni aucune précision sur les exigences des ravisseurs.
Il s’est contenté de parler d’une situation “très complexe et très délicate” et a confirmé que l’ultimatum des ravisseurs avait été repoussé d’une semaine, pour expirer désormais dimanche à minuit.
Andrea Kloiber, 43 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont été enlevés fin février dans le Sud-Tunisien alors qu’ils s’apprêtaient à traverser le Sahara. Ils seraient actuellement détenus dans la région désertique de Kidal, dans le nord-est du Mali frontalier de l’Algérie.
“Nous travaillons dur pour obtenir un dénouement heureux à cette affaire (…), nous sommes en contact étroit avec nos amis au Mali (..) à qui nous faisons confiance”, a ajouté le diplomate autrichien.
Sur des sites islamistes, l’ex-GSPC rebaptisé QJMI a exigé le versement d’une rançon et la remise en liberté de dix de ses militants emprisonnés en Tunisie et en Algérie en échange de la libération des deux touristes autrichiens.