La Syrie, bouc émissaire de la crise libanaise

dimanche, mars 30th, 2008 par Clovis Casadue
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France font tout ce qui est en leur pouvoir pour isoler la Syrie, accusée d’être responsable du vide politique créé par la fin du mandat du président libanais Emile Lahoud l’année dernière. En réalité, la Syrie n’a rien à voir dans cette affaire, et l’on s’interroge sur les véritables motivations de cette campagne qui vise plutôt à empêcher une paix durable entre la Syrie et Israël.

L’élection présidentielle libanaise est bloquée par les deux principaux partis d’opposition : le CPL du général Michel Aoun et le Hezbollah d’Hassan Nasrallah, qui ont conclu une entente depuis des années. Bien que ces deux mouvements n’aient pas d’objection à ce que Michel Suleyman devienne le prochain président libanais, ils ont simplement posé des conditions supplémentaires. L’opposition libanaise demande, entre autres, à disposer d’une « minorité de blocage » au sein du futur gouvernement et l’organisation, au plus tôt, d’élections afin de renouveler un parlement qui fut élu du temps de l’occupation syrienne et qui manque cruellement de représentativité.

Signalons que ces deux courants de l’opposition représentent presque 60% de la population libanaise (chrétiens, shiites et sunnites) et que si la Syrie entretient des liens avec le Hezbollah, le général Aoun a déclaré n’avoir lui même aucun contact directe avec la Syrie.
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