Archives du tag ‘ahara-Sahel

Otages autrichiens : Que disent les « faits » ?

mercredi, avril 2nd, 2008 par Clovis Casadue
Le 2 novembre 2007, le Comité Droits de l’Homme de l’ONU épingle l’Algérie dans un rapport et demande au gouvernement algérien de faire toute la lumière sur les massacres de la guerre civile entre 1992 et 2002. Pire que ça, le rapport appelle même à ce que le gouvernement : « mettre en oeuvre le plus rapidement possible ces recommandations au regard du climat d’impunité qui prévaut toujours en Algérie. » Ce qui équivaut à mettre directement en cause l’armée algérienne, soupçonnée d’avoir commis nombres d’exactions pendant cette période.

Le 11 décembre 2007, un attentat frappe les bureaux de l’ONU et fait 67 morts. Il est revendiqué par « Al-Qaeda au Maghreb islamique ».

Le 12 décembre 2007, la commissaire européenne aux Relations extérieures autrichienne Benita Ferrero-Waldner, qui a qualifié cet attentat d’« actes odieux contre des civils », a émis l’espoir « que les responsables de cet acte horrible seront traduits en justice », selon les termes d’un communiqué.

Le 17 janvier 2008, le « ton monte » entre l’ONU et Alger. Ban Ki Moon exprime publiquement ses doutes et interrogations sur la version des autorités algérienne et leur compétence à mener une enquête. Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies nomme un groupe d’enquête indépendant « afin d’établir tous les faits » sur l’attentat du 11 décembre 2007. La classe politique algérienne est unanime à affirmer son opposition à l’ouverture de cette enquête indépendante en Algérie.

Le 6 février 2008, le ministère de l’intérieur algérien annonce avoir arrêté cinq islamistes qui seraient les auteurs des attentats des représentations de l’ONU à Alger du 11 décembre 2007. On n’en saura guère plus sur l’identité des présumés terroristes.

Le 22 février 2008, Andrea Kloiber et Wolfgang Ebner sont kidnappés par « Al-Qaeda au Maghreb islamique ».

Le 2 mars 2008, la commissaire européenne aux Relations extérieures autrichienne Benita Ferrero-Waldner se rend en Algérie dans le cadre des négociation de la politique européenne de voisinage (PEV). C’est un échec. A propos des hydrocarbures, l’UE menace de passer des accords économiques avec d’autres Etats, comme l’Egypte, si l’Algérie de traite pas à ses conditions et, également pour faire pression, promet de multiplier ses domaines d’intervention et d’assistance dans le champ de « la démocratie et des droits de l’homme ».

Le 10 mars 2008 « Al-Qaeda au Maghreb islamique » revendique le kidnapping des deux autrichiens.

Source : ReOpen

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La CIA confirme la localisation des otages dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas

mercredi, mars 26th, 2008 par Clovis Casadue

La CIA vient d’indiquer que les ravisseurs se cachent au Mali, plus précisément dans la zone Tigharghar, dans la région de Kidal, dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas, près des frontières avec l’Algérie.

Pendant ce temps, un communiqué publié par Al-Qaïda sur internet jihadiste indique que l’ultimatum a été prolongé jusqu’au dimanche prochain à minuit, afin de donner une nouvelle chance aux autorités autrichiennes.

Source : El-Khabar

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Dégradation de la situation pour les otages autrichiens

lundi, mars 24th, 2008 par Clovis Casadue
L’armée malienne a envoyé 200 soldats à Kidal (1) après que les affrontements se soient prolongés samedi avec les rebelles touaregs de l’Alliance Touareg Niger Mali emmenés par Ibrahim Ag Bahanga.

Selon une source militaire anonyme, une patrouille de l’armée serait tombée dans un guet-apens à 10km au nord d’Abeibara (3). Aucun bilan officiel n’est disponible mais l’armée régulière aurait subit de lourdes pertes selon, selon la même source.

Jeudi dernier, les rebelles de l’Alliance Touareg Niger Mali avaient ouvert le feu sur un avion C-130 de l’armée américaine qui survolait la localité de Tinzaouatène (4), obligeant l’appareil à effectuer un atterrissage d’urgence. Vendredi, les hommes Ibrahim Ag Bahanga capturaient 33 soldats de, toujours dans la localité de Tinzaouatène.

Le conflit entre les rebelles et l’armée malienne se serait étendu jusqu’a la ville de Boughessa dimanche en milieu de matinée (cercle intérieur de la carte placée ci-dessous).

Dans un tel contexte, et malgré l’expiration dimanche soir de l’ultimatum d’Al-Qaïda au Maghreb, on imagine mal que la libération des otages autrichiens puisse avoir lieu. Plusieurs journaux autrichiens indiquaient dimanche matin un possible report de l’ultimatum.

Cela d’autant plus que, malgré les déclaration du dirigeant autrichien Jörg Haider qui avait affirmé samedi que Seif al-Islam Kadhafi était en contact avec les ravisseurs, la Fondation Kadhafi a nié dimanche tout « contact direct ou indirect » avec les ravisseurs des deux Autrichiens enlevés en février en Tunisie, dans un communiqué publié à Tripoli. Information qui démontre également une très nette dégradation de la situation pour les deux otages.

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Le cercle inférieur indique les zones de combats entre les forces rebelles et l’armée malienne

Le cercle extérieur indique la zone ou les otages autrichiens seraient détenus

Le point 2 indique la base arrière des salafistes du GSPC/QJMI

 

Clovis pour ReOpen911

Lire également : Alger réaffirme ne pas « être concernée » par l’affaire des otages autrichiens

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Regain de violences entre l’armée et les hommes de l’ex-rebelle touareg Ag Bahanga

samedi, mars 22nd, 2008 par Clovis Casadue

Alors que les négociations des otages autrichiens piétine, cinq civils et trois militaires maliens ont été tués ainsi que 33 militaires enlevés à Tinzaouatène, localité de la région de Kidal.C’est le chef des rebelles Touareg, Ag Bahanga, qui aurait lancé cette attaque, toujours selon l’AFP. En réalité, c’est une réplique de l’armée malienne car les rebelles ont failli flinguer, la veille, un avion militaire américain qui larguait des vivres à des troupes gouvernementales isolées à Tinzaouatène.

Ce que confirme un porte-parole du Pentagone à Washington, le commandant Ron Hill : L’avion, un C-130, n’a eu que des dommages mineurs, quelques trous dans le fuselage. Il se trouvait au Mali dans le cadre d’un exercice, Flintlock 2007, organisé dans le cadre d’un programme dit de « partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme » (TSCTP).

A noter que l’exercice Flintlock 2007 était programmé du 22 août au 7 septembre 2007.

ll y a quelques années, avant son arrestation, Mokhtar Benmokhtar alias El-Para avait trouvé refuge auprès des rebelles touareg de la région, et en particulier auprès de Ag Bahanga. Et c’est le même El-Para dont le GSPC/QJMI demandait la libération dans leur premier communiqué, le 10.3, en échange des otages autrichiens.

L’étrange itiniéraire des otages autrichiens en Tunisie

vendredi, mars 21st, 2008 par Clovis Casadue

Andrea Kloiber (43), infirmière, et Wolfgang Ebner (51) conseiller fiscal, quittent l’Autriche le 8 février dernier, pour se rendre en Tunisie où ils ont prévu d’effectuer une excursion avec leur 4×4.

9.2 : Ils embarquent dans un ferry à Gêne (I)

10.2 : Arrivée à Tunis (1)

13.2 : Ebner retire 300 euros dans un bancomat de à Gafsa (2)

14.2 : le couple envoie une carte postale depuis Kebili (3)

18.2 : Ebner téléphone à son fils Bernard à 15h34, depuis Matmata (4).

22.2 : Ebner et Kloiber sont enlevé dans le région de Tebessa et Oued Souf par la katiba al-fath al-moubine

24.2 : Les otages sont remis à la katiba Tarik Ibn Ziad (voir ici), sans doute en Libye,

26.2 : Les otages sont placé dans la région de Kidal, au Mali.

10.3 : le GSPC/QJMI revendique l’enlèvement sur le site Al-Eekhlas.

Ce qui est surprenant, c’est que les deux autrichiens aient modifié leur itinéraire initial, qui est un trajet assez standard dans ce genre d’excursion, après leur dernière communication téléphonique le 18 février, pour remonter, depuis Matmata, dans le nord-est tunisien et de franchir la frontière algérienne. Cela n’est pas très logique, d’une part parce que la région de Tébessa et Oued Souf n’offre aucune particularité aux touristes et plus encore parce que les deux autrichiens n’ont prévenu personne du changement de leur programme. De là à imaginer que c’est sous la contrainte qu’ils ont du, depuis Matmata, rejoindre l’Algérie, il n’y qu’un pas.

D’autant plus que les autorités tunisiennes (qui ont plutôt la réputation de savoir ce qui se passe dans leur pays) s’entêtent à donner une version qui indique que les deux touristes seraient descendus plus au sud, al El Borma, où ils se seraient fait kidnapper.

Version qu’un officier de Ali-Khodja (nom du siège du ministère de la Défense algérien) a très vite démenti, dans le quotidien Annahar, en confirmant l’enlèvement sur le sol algérien, dans la région de Tébessa.

Nous plaçons ci-dessous la carte de l’itinéraire prévu par le couple d’autrichiens, ainsi que l’itinéraire effectué.

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Source : ReOpen

Algérie: Mokhtar Belmokhtar condamné à mort par contumace

jeudi, mars 20th, 2008 par Clovis Casadue
L’ancien chef islamiste de la région algérienne de Sahara-Sahel, Mokhtar Belmokhtar, alias Abou El Abbas, a été condamné à mort par contumace par le tribunal criminel de Ghardaïa, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.Mokhtar Belmokhtar, 35 ans, qui était l’émir de la région Sahara-Sahel pour le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), avant son ralliement à Al Qaïda en septembre 2006, était jugé pour l’assassinat de 13 douaniers algériens en février 2006. Parmi les victimes figuraient notamment le directeur régional des douanes Khebouza Abdelkrim.C’est la deuxième fois que Mokhtar Belmokhtar, un ancien d’Afghanistan, est condamné à mort par contumace. Patron de la contrebande de cigarettes de la région Sahel, il serait actuellement réfugié dans le nord du Mali, sa base arrière, dans l’attente du « feu vert » des autorités pour se rendre et bénéficier de la grâce prévue par la charte sur la réconciliation nationale, selon la presse algérienne.

Il a été remplacé à la tête de la zone Sahara-Sahel par Yahyia Abou Ammar, commanditaire présumé de l’enlèvement le 22 février de deux touristes autrichiens, dont il est en train de négocier la libération contre une rançon de 5 millions d’euros et la libération de plusieurs islamistes détenus en Tunisie et en Algérie.

Source : ReOpen