Archives du tag ‘Algérie

Les otages autrichiens d’Al-Qaïda sont vivants

vendredi, mai 23rd, 2008 par Clovis Casadue

Les deux touristes autrichiens retenus en otages par Al-Qaïda dans le Sahara depuis février sont vivants et les négociations pour obtenir leur libération progressent, a déclaré mercredi un haut responsable malien. Andrea Kloiber, 43 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont disparu en février alors qu’ils étaient en vacances en Tunisie. Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué leur enlèvement et réclamé la libération de dix islamistes détenus en Algérie et en Tunisie. S’exprimant sous couvert d’anonymat, un haut responsable malien a démenti les rumeurs circulant en Algérie selon lesquelles les deux otages avaient été exécutés par leurs ravisseurs.

Source : JDD

Lie aussi Otages autrichiens d’Al-Qaeda: les émissaires au Mali avancent pas à pas (Vidéo)

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>Des extrémistes algériens tuent neuf soldats gouvernementaux

mardi, mai 13th, 2008 par Clovis Casadue

Neuf soldats gouvernementaux ont été tués dimanche et lundi à Alger dans deux attaques séparées imputées à des extrémistes islamiques, a indiqué une source de sécurité.

Six ont été tués dans une embuscade Dimanche par des membres présumés d’Al Qaïda au Maghreb Islamique alors que les soldats patrouillaient à bord d’un camion dans la province de Medea, 90 km au sud-ouest de la capitale Alger.

Trois autres ont été tués Lundi dans une autre embuscade tendue par le même groupe à 120 km à l’est d’Alger en province de Bouira.

Les extrémistes ont fait s’arrêter les camions de patrouille en dissimulant deux bombes sur leur route avant d’ouvrir le feu, ont indiqué les sources.

Lire aussi Al-Qaeda assassine 6 soldats dans une embuscade en Algérie

>Les rebelles Touaregs demandent la médiation de l’Algérie dans le conflit les opposant aux autorités de Bamako

samedi, mai 3rd, 2008 par Clovis Casadue

Un porte-parole des rebelles Touaregs a accusé les services de renseignements Maliens d’être derrière l’assassinat des 2 médiateurs précisant que la contribution de l’Algérie pourrait jeter la lumière sur cette affaire. Les rebelles Touaregs, qui détiennent toujours 33 soldats Maliens, ont par ailleurs appelé le gouvernement de Bamako à réduire la présence militaire Malienne dans la région de Kidal et à appliquer les récents accords d’Alger conclu avec les autorités Maliennes sous l’égide de l’Algérie.

Malgré la fin de l’ultimatum Al-Qaïda refuse de les libérer les otages autrichiens

lundi, avril 7th, 2008 par Clovis Casadue

Vienne espère toujours faire libérer ses deux ressortissants aux mains d’Al-Qaïda depuis près de deux mois.

L’ultimatum fixé par la Branche armée d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQM) pour la libération des deux Autrichiens qu’ils retiennent en otages, depuis le 22 février, devait expirer hier à minuit mais un diplomate autrichien a indiqué que la vie des deux otages n’est pas en danger. « La vie des otages n’est pas en danger, nous allons poursuivre les efforts pour la libération de nos compatriotes », a déclaré à l’AFP un membre de l’équipe de diplomates autrichiens venus au Mali pour tenter de négocier la libération d’Andrea Kloiber, 44 ans, et de Wolfgang Ebner, 51 ans, enlevés le 22 février en Tunisie. Vienne négocie principalement par le biais d’une mission de quatre négociateurs déployés depuis la mi-mars au Mali, pays où les otages seraient détenus.

Les propos optimistes du diplomate autrichien laissent accroire que les négociations en vue de la libération des deux otages devraient se poursuivre après l’expiration de l’ultimatum. Selon une autre source proche des négociations, les choses avancent « lentement » en raison de difficultés rencontrées pour maintenir le contact avec les ravisseurs qui, selon elle, « bougent beaucoup » dans la zone désertique située entre le Mali et l’Algérie.

En contrepartie de la libération des otages, les ravisseurs avaient initialement exigé la libération d’islamistes détenus en Algérie et en Tunisie, mais, selon des informations de presse non confirmées, ils ont également exigé le versement d’une rançon de 5 millions d’euros. La radio publique autrichienne ORF a ensuite affirmé qu’ils avaient ajouté des conditions supplémentaires : l’augmentation de la rançon, le retrait des soldats autrichiens déployés en Afghanistan et la libération d’un couple d’islamistes condamnés le 10 mars à Vienne pour avoir diffusé une vidéo menaçant d’attentats l’Autriche et l’Allemagne.

Selon la presse autrichienne, le caractère erratique des exigences prêtées aux ravisseurs, un groupe islamiste rallié à Al-Qaïda en 2006, laisserait entendre qu’ils pourraient être mus par des considérations plus financières qu’idéologiques. Dans un « dernier ultimatum » publié le 24 mars, la Branche d’Al-Qaïda au Maghreb avait donné à Vienne jusqu’au dimanche 6 avril 2008 à minuit pour négocier la libération des otages. « L’Algérie et même l’Autriche ne sont pas prêtes à libérer des islamistes armés emprisonnés. C’est clair que la rançon reste l’élément essentiel de l’affaire. Comme la convoyer de manière sécurisée, c’est le fond, ce sera le fond de l’affaire même si, actuellement, personne n’en parle officiellement », a estimé, hier, une autre source proche du dossier à Bamako. Dans cette affaire, la plus grande incertitude demeure l’endroit exact où sont détenus les deux Autrichiens. Selon Anton Prohaska, l’émissaire autrichien dépêché à la mi-mars au Mali, les deux otages sont « au nord du Mali ou au sud de l’Algérie ». Mais « ils ne sont probablement pas à un endroit fixe », a-t-il précisé. Anton Prohaska a révélé également qu’il n’avait pas noué de contact direct avec les ravisseurs et négociait par l’intermédiaire des services du président malien Amadou Toumani Touré, qu’il a chaudement remercié. « Nous travaillons d’arrache-pied avec nos amis maliens », a-t-il déclaré à l’AFP à Bamako.

Oussama ben Laden est en bonne santé, affirme Ayman al-Zawahiri

samedi, avril 5th, 2008 par Clovis Casadue

Le numéro un de la nébuleuse Al Qaïda, Oussama Ben Laden, est en bonne santé et les rumeurs sur ses problèmes de santé sont fausses, a affirmé Ayman al-Zawahiri, son adjoint, dans un enregistrement diffusé mercredi sur un site internet islamiste.

« Le cheikh Oussama ben Laden est en bonne santé », dit-il en réponse à des questions qui lui avaient été soumises via internet. « Les individus mal intentionnés cherchent toujours à faire circuler de fausses informations voulant qu’il soit malade », ajoute-t-il.

Les internautes avaient été invités à interroger directement le bras droit d’Oussama ben Laden en décembre sur des sites liés à l’organisation.

Dans ses réponses, le numéro deux du réseau Al Qaïda, qui se trouverait actuellement en clandestinité, comme Ben Laden, quelque part en Afghanistan ou au Pakistan, a dénoncé les Nations unies et juré que des attentats seraient commis contre des Juifs à l’intérieur comme en dehors d’Israël.

« Les Nations unies sont l’ennemi de l’islam et des musulmans », déclare-t-il. « Elles ont légalisé la création de l’Etat d’Israël et la saisie des terres des musulmans (…) Elles ont légalisé la présence des croisés en Afghanistan (…) et en Irak », poursuit-il dans l’enregistrement audio d’une durée de 104 minutes.

Il a défendu le bien-fondé des attentats commis contre des bureaux des Nations unies, allusion semble-t-il aux attaques contre des bâtiments de l’Onu à Alger qui ont fait 41 morts en décembre dernier, et contre les locaux de l’Onu à Bagdad en août 2003, qui avaient fait 22 morts, dont Sergio Vieira de Mello, représentant de l’Onu en Irak.

Zawahiri a également appelé à des attaques contre les Juifs. « Nous promettons à nos frères musulmans que nous ferons tout ce que nous pouvons pour frapper des Juifs en Israël et à l’étranger, avec l’aide et la bénédiction de Dieu ».

Al Qaïda se consacrera à la lutte contre Israël après avoir « remporté » la guerre en Irak contre les forces gouvernementales irakiennes et américaines, a-t-il dit, ajoutant que les Etats-Unis avaient commencé à s’effondrer.

« LES EMPIRES NE S’EFFONDRENT PAS EN UNE MINUTE »

« Le mythe d’un monde unipolaire n’existe plus. Les frappes (du 11 septembre 2001) contre New York et Washington sont les signes identificateurs de cette chute mais les empires ne s’effondrent pas en une minute et cela pourrait prendre des dizaines d’années. L’effondrement de l’Union soviétique en est le plus récent exemple », a dit Zawahiri.

L’activiste égyptien a de nouveau appelé les musulmans à renverser les gouvernements alliés des Occidentaux et à attaquer les intérêts occidentaux et israéliens dans les pays musulmans.

« Nous appelons la population en Egypte et dans d’autres parties (du monde musulman) à frapper les croisés et les intérêts juifs où qu’ils soient pour forcer les envahisseurs à quitter le sol musulman et à cesser de soutenir des gouvernements corrompus », peut-on entendre dans l’enregistrement.

« La sévérité de la répression pourrait retarder le changement mais elle ne pourra pas l’empêcher (…) l’important est de se préparer au changement, d’être patient, déterminé à faire des sacrifices et de saisir les opportunités », poursuit le document.

Zawahiri a également appelé les musulmans à rejoindre les combattants « sur les théâtres ouverts du djihad tels que la Somalie, l’Irak, l’Algérie et l’Afghanistan » ou de les soutenir en leur apportant de l’argent ou des informations.

Il a par ailleurs justifié les attaques meurtrières d’Al Qaïda en Irak et au Maghreb qui tuent des civils. « Nous ne tuons pas les innocents. Nous combattons ceux qui tuent les innocents: les Américains, les Juifs, les Russes, les Français et leurs agents ».

La plupart des questions collectées depuis décembre étaient très critiques des agissements d’Al Qaïda. D’autres demandaient des renseignements pour rejoindre le djihad.

Zaouahri a précisé qu’il répondrait à d’autres questions lors d’une deuxième intervention.

Otages autrichiens : Que disent les « faits » ?

mercredi, avril 2nd, 2008 par Clovis Casadue
Le 2 novembre 2007, le Comité Droits de l’Homme de l’ONU épingle l’Algérie dans un rapport et demande au gouvernement algérien de faire toute la lumière sur les massacres de la guerre civile entre 1992 et 2002. Pire que ça, le rapport appelle même à ce que le gouvernement : « mettre en oeuvre le plus rapidement possible ces recommandations au regard du climat d’impunité qui prévaut toujours en Algérie. » Ce qui équivaut à mettre directement en cause l’armée algérienne, soupçonnée d’avoir commis nombres d’exactions pendant cette période.

Le 11 décembre 2007, un attentat frappe les bureaux de l’ONU et fait 67 morts. Il est revendiqué par « Al-Qaeda au Maghreb islamique ».

Le 12 décembre 2007, la commissaire européenne aux Relations extérieures autrichienne Benita Ferrero-Waldner, qui a qualifié cet attentat d’« actes odieux contre des civils », a émis l’espoir « que les responsables de cet acte horrible seront traduits en justice », selon les termes d’un communiqué.

Le 17 janvier 2008, le « ton monte » entre l’ONU et Alger. Ban Ki Moon exprime publiquement ses doutes et interrogations sur la version des autorités algérienne et leur compétence à mener une enquête. Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies nomme un groupe d’enquête indépendant « afin d’établir tous les faits » sur l’attentat du 11 décembre 2007. La classe politique algérienne est unanime à affirmer son opposition à l’ouverture de cette enquête indépendante en Algérie.

Le 6 février 2008, le ministère de l’intérieur algérien annonce avoir arrêté cinq islamistes qui seraient les auteurs des attentats des représentations de l’ONU à Alger du 11 décembre 2007. On n’en saura guère plus sur l’identité des présumés terroristes.

Le 22 février 2008, Andrea Kloiber et Wolfgang Ebner sont kidnappés par « Al-Qaeda au Maghreb islamique ».

Le 2 mars 2008, la commissaire européenne aux Relations extérieures autrichienne Benita Ferrero-Waldner se rend en Algérie dans le cadre des négociation de la politique européenne de voisinage (PEV). C’est un échec. A propos des hydrocarbures, l’UE menace de passer des accords économiques avec d’autres Etats, comme l’Egypte, si l’Algérie de traite pas à ses conditions et, également pour faire pression, promet de multiplier ses domaines d’intervention et d’assistance dans le champ de « la démocratie et des droits de l’homme ».

Le 10 mars 2008 « Al-Qaeda au Maghreb islamique » revendique le kidnapping des deux autrichiens.

Source : ReOpen

La CIA confirme la localisation des otages dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas

mercredi, mars 26th, 2008 par Clovis Casadue

La CIA vient d’indiquer que les ravisseurs se cachent au Mali, plus précisément dans la zone Tigharghar, dans la région de Kidal, dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas, près des frontières avec l’Algérie.

Pendant ce temps, un communiqué publié par Al-Qaïda sur internet jihadiste indique que l’ultimatum a été prolongé jusqu’au dimanche prochain à minuit, afin de donner une nouvelle chance aux autorités autrichiennes.

Source : El-Khabar

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Dégradation de la situation pour les otages autrichiens

lundi, mars 24th, 2008 par Clovis Casadue
L’armée malienne a envoyé 200 soldats à Kidal (1) après que les affrontements se soient prolongés samedi avec les rebelles touaregs de l’Alliance Touareg Niger Mali emmenés par Ibrahim Ag Bahanga.

Selon une source militaire anonyme, une patrouille de l’armée serait tombée dans un guet-apens à 10km au nord d’Abeibara (3). Aucun bilan officiel n’est disponible mais l’armée régulière aurait subit de lourdes pertes selon, selon la même source.

Jeudi dernier, les rebelles de l’Alliance Touareg Niger Mali avaient ouvert le feu sur un avion C-130 de l’armée américaine qui survolait la localité de Tinzaouatène (4), obligeant l’appareil à effectuer un atterrissage d’urgence. Vendredi, les hommes Ibrahim Ag Bahanga capturaient 33 soldats de, toujours dans la localité de Tinzaouatène.

Le conflit entre les rebelles et l’armée malienne se serait étendu jusqu’a la ville de Boughessa dimanche en milieu de matinée (cercle intérieur de la carte placée ci-dessous).

Dans un tel contexte, et malgré l’expiration dimanche soir de l’ultimatum d’Al-Qaïda au Maghreb, on imagine mal que la libération des otages autrichiens puisse avoir lieu. Plusieurs journaux autrichiens indiquaient dimanche matin un possible report de l’ultimatum.

Cela d’autant plus que, malgré les déclaration du dirigeant autrichien Jörg Haider qui avait affirmé samedi que Seif al-Islam Kadhafi était en contact avec les ravisseurs, la Fondation Kadhafi a nié dimanche tout « contact direct ou indirect » avec les ravisseurs des deux Autrichiens enlevés en février en Tunisie, dans un communiqué publié à Tripoli. Information qui démontre également une très nette dégradation de la situation pour les deux otages.

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Le cercle inférieur indique les zones de combats entre les forces rebelles et l’armée malienne

Le cercle extérieur indique la zone ou les otages autrichiens seraient détenus

Le point 2 indique la base arrière des salafistes du GSPC/QJMI

 

Clovis pour ReOpen911

Lire également : Alger réaffirme ne pas « être concernée » par l’affaire des otages autrichiens

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Regain de violences entre l’armée et les hommes de l’ex-rebelle touareg Ag Bahanga

samedi, mars 22nd, 2008 par Clovis Casadue

Alors que les négociations des otages autrichiens piétine, cinq civils et trois militaires maliens ont été tués ainsi que 33 militaires enlevés à Tinzaouatène, localité de la région de Kidal.C’est le chef des rebelles Touareg, Ag Bahanga, qui aurait lancé cette attaque, toujours selon l’AFP. En réalité, c’est une réplique de l’armée malienne car les rebelles ont failli flinguer, la veille, un avion militaire américain qui larguait des vivres à des troupes gouvernementales isolées à Tinzaouatène.

Ce que confirme un porte-parole du Pentagone à Washington, le commandant Ron Hill : L’avion, un C-130, n’a eu que des dommages mineurs, quelques trous dans le fuselage. Il se trouvait au Mali dans le cadre d’un exercice, Flintlock 2007, organisé dans le cadre d’un programme dit de « partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme » (TSCTP).

A noter que l’exercice Flintlock 2007 était programmé du 22 août au 7 septembre 2007.

ll y a quelques années, avant son arrestation, Mokhtar Benmokhtar alias El-Para avait trouvé refuge auprès des rebelles touareg de la région, et en particulier auprès de Ag Bahanga. Et c’est le même El-Para dont le GSPC/QJMI demandait la libération dans leur premier communiqué, le 10.3, en échange des otages autrichiens.

L’étrange itiniéraire des otages autrichiens en Tunisie

vendredi, mars 21st, 2008 par Clovis Casadue

Andrea Kloiber (43), infirmière, et Wolfgang Ebner (51) conseiller fiscal, quittent l’Autriche le 8 février dernier, pour se rendre en Tunisie où ils ont prévu d’effectuer une excursion avec leur 4×4.

9.2 : Ils embarquent dans un ferry à Gêne (I)

10.2 : Arrivée à Tunis (1)

13.2 : Ebner retire 300 euros dans un bancomat de à Gafsa (2)

14.2 : le couple envoie une carte postale depuis Kebili (3)

18.2 : Ebner téléphone à son fils Bernard à 15h34, depuis Matmata (4).

22.2 : Ebner et Kloiber sont enlevé dans le région de Tebessa et Oued Souf par la katiba al-fath al-moubine

24.2 : Les otages sont remis à la katiba Tarik Ibn Ziad (voir ici), sans doute en Libye,

26.2 : Les otages sont placé dans la région de Kidal, au Mali.

10.3 : le GSPC/QJMI revendique l’enlèvement sur le site Al-Eekhlas.

Ce qui est surprenant, c’est que les deux autrichiens aient modifié leur itinéraire initial, qui est un trajet assez standard dans ce genre d’excursion, après leur dernière communication téléphonique le 18 février, pour remonter, depuis Matmata, dans le nord-est tunisien et de franchir la frontière algérienne. Cela n’est pas très logique, d’une part parce que la région de Tébessa et Oued Souf n’offre aucune particularité aux touristes et plus encore parce que les deux autrichiens n’ont prévenu personne du changement de leur programme. De là à imaginer que c’est sous la contrainte qu’ils ont du, depuis Matmata, rejoindre l’Algérie, il n’y qu’un pas.

D’autant plus que les autorités tunisiennes (qui ont plutôt la réputation de savoir ce qui se passe dans leur pays) s’entêtent à donner une version qui indique que les deux touristes seraient descendus plus au sud, al El Borma, où ils se seraient fait kidnapper.

Version qu’un officier de Ali-Khodja (nom du siège du ministère de la Défense algérien) a très vite démenti, dans le quotidien Annahar, en confirmant l’enlèvement sur le sol algérien, dans la région de Tébessa.

Nous plaçons ci-dessous la carte de l’itinéraire prévu par le couple d’autrichiens, ainsi que l’itinéraire effectué.

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Source : ReOpen

Algérie: Mokhtar Belmokhtar condamné à mort par contumace

jeudi, mars 20th, 2008 par Clovis Casadue
L’ancien chef islamiste de la région algérienne de Sahara-Sahel, Mokhtar Belmokhtar, alias Abou El Abbas, a été condamné à mort par contumace par le tribunal criminel de Ghardaïa, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.Mokhtar Belmokhtar, 35 ans, qui était l’émir de la région Sahara-Sahel pour le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), avant son ralliement à Al Qaïda en septembre 2006, était jugé pour l’assassinat de 13 douaniers algériens en février 2006. Parmi les victimes figuraient notamment le directeur régional des douanes Khebouza Abdelkrim.C’est la deuxième fois que Mokhtar Belmokhtar, un ancien d’Afghanistan, est condamné à mort par contumace. Patron de la contrebande de cigarettes de la région Sahel, il serait actuellement réfugié dans le nord du Mali, sa base arrière, dans l’attente du « feu vert » des autorités pour se rendre et bénéficier de la grâce prévue par la charte sur la réconciliation nationale, selon la presse algérienne.

Il a été remplacé à la tête de la zone Sahara-Sahel par Yahyia Abou Ammar, commanditaire présumé de l’enlèvement le 22 février de deux touristes autrichiens, dont il est en train de négocier la libération contre une rançon de 5 millions d’euros et la libération de plusieurs islamistes détenus en Tunisie et en Algérie.

Source : ReOpen

Précisions sur la prise d’otages par QJMI

jeudi, mars 20th, 2008 par Clovis Casadue

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Les touristes autrichiens ont été enlevé le 18 février 2008, non pas dans le sud de la Tunisie comme l’indiquent les médias, mais entre Oued Souf dans l’ouest Tunisien, et Tébéssa, est Algérien, probablement après qu’ils aient franchis la frontière algérienne.

Selon des sources recoupées, c’est la katiba (unité) Oum al-kamakim qui a procédé à l’enlèvement. Cette katiba est dirigée par Gharbi Abdelmalek, recherché depuis 14 ans pour différentes actions terroristes.

La katiba Oum al-kamakim n’a jamais revendiqué une filiation directe à Al-Qaeda Maghreb.

Ayant subi de lourdes pertes dans après un ratissage de la Gendarmerie nationale algérienne en janvier dernier, la katiba Oum al-kamakim n’est plus composée que d’une quinzaine d’hommes armés. L’idée de cette prise d’otage a vraisemblablement été motivée par un besoin urgent de financement.

La katiba Oum al-kamakim ensuite conduit les otages en Libye, où ils ont été remis à la katiba Tarik Ibn Ziad (voir carte).

Cette katiba est une branche déclarée du groupe Al-Moulathamoun, dirrectement affilié au GSPC/Al-Qaeda Maghreb Islamique. Elle est à l’origine de l’assassinat des huit gendarmes à El Oued, le 3 février dernier.

Yahia Djouadi, dit Abou Amar, chef de file des quarante terroristes que compte la katiba, est aussi à l’origine de l’attaque qui a ciblé, en novembre de l’année dernière, un avion militaire à l’aéroport de Djanet (Illizi, dans le Sud-Est algérien). Il aurait été directement chargé, par Abdelmalek Droukdel, alias Abou Moussab Abdelwadoud, chef du GSPC/Al-Qaeda Maghreb Islamique, de collecter l’argent, les armes et les explosifs pour les besoins d’alimenter ses groupes terroristes.

La katiba Tarik Ibn Ziad détiendrait les otages dans la région de l’Adrar des Ifoghas, un massif montagneux situé au nord-est du Mali.

Source : ReOpen

L’Autriche hostile au versement d’une rançon pour ses otages

jeudi, mars 20th, 2008 par Clovis Casadue
Le médiateur autrichien a affirmé mercredi à Bamako que Vienne était, par principe, hostile au versement d’une rançon pour obtenir la libération de des deux ressortissants enlevés au Sahara par l’organisation Qaidat al Jhiad Fil Magreb al-Islami (QJMI).

Ses propos contredisent des propos attribués à des sources proches de la sécurité algérienne selon lesquelles Vienne aurait accepté le principe d’une rançon.

« Le gouvernement autrichien ne passe aucun marché impliquant le versement d’une rançon », a déclaré par téléphone à Reuters le diplomate autrichien, Anton Prohaska, qui n’a fourni aucune précision sur les exigences des ravisseurs.

Il s’est contenté de parler d’une situation « très complexe et très délicate » et a confirmé que l’ultimatum des ravisseurs avait été repoussé d’une semaine, pour expirer désormais dimanche à minuit.

Andrea Kloiber, 43 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont été enlevés fin février dans le Sud-Tunisien alors qu’ils s’apprêtaient à traverser le Sahara. Ils seraient actuellement détenus dans la région désertique de Kidal, dans le nord-est du Mali frontalier de l’Algérie.

« Nous travaillons dur pour obtenir un dénouement heureux à cette affaire (…), nous sommes en contact étroit avec nos amis au Mali (..) à qui nous faisons confiance », a ajouté le diplomate autrichien.

Sur des sites islamistes, l’ex-GSPC rebaptisé QJMI a exigé le versement d’une rançon et la remise en liberté de dix de ses militants emprisonnés en Tunisie et en Algérie en échange de la libération des deux touristes autrichiens.

Pour sa part, le gouvernement malien a mis sur pied un comité spécial interministériel et contacté de hautes personnalités touarègues de la région de Kidal pour tenter d’obtenir leur concours en vue de la libération des otages.

Retour sur les essais atomiques français dans le Sahara algérien (Vidéo)

mardi, mars 18th, 2008 par Clovis Casadue

Bien qu’aucun bilan n’ait été établi, le nombre de victimes des essais nucléaires aériens ou souterrains effectués au Sahara augmente inexorablement, souvent dans l’anonymat.

La France n’exclut pas une contribution matérielle pour le traitement des effets des essais nucléaires effectués durant l’époque coloniale en Algérie. C’est ce que révèle Son Excellence, l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, dans une déclaration, rapportée hier par notre confrère Echourouk, qui affirme l’envoi dans ce cadre d’une équipe d’experts sur les lieux des explosions pour enquêter sur les dégâts causés aux habitations. Le diplomate français a précisé que son gouvernement réagira en fonction des résultats des enquêtes. Il a cependant révélé que le président Sarkozy a demandé à son homologue algérien, lors de sa visite d’Etat qu’il a effectuée début décembre, de séparer le dossier des essais nucléaires de Reggane de la coopération dans le domaine du nucléaire civil.

Autre révélation de M. Bajolet, le président Sarkozy a proposé à M. Bouteflika, selon lui, « la prise en charge médicale des victimes des mines antipersonnel implantées en Algérie à l’époque coloniale ». Il reste que si la France a attendu 45 ans après pour révéler l’implantation des mines antipersonnel posées le long de nos frontières, aucune cartographie des sites des dépôts des déchets radioactifs n’a été fournie à l’Algérie à ce jour. Paris refusait toujours d’ouvrir ses archives militaires concernant ce contentieux, sous prétexte d’un prétendu « secret défense » ou en évoquant ses engagements vis-à-vis du TNP. Pourtant, ces essais nucléaires ont eu de graves conséquences sanitaires et écologiques dans le sud du pays, d’où cette exigence d’ouverture des archives de l’armée française en vue de connaître la vérité.

Les essais nucléaires aériens ou souterrains effectués au Sahara ont produit de grandes quantités de déchets, enfouis seulement à quelques centimètres de profondeur, et fait beaucoup de victimes. Leur nombre augmente inexorablement, souvent dans l’anonymat. A ce jour, aucune liste n’est établie. L’absence de dépistage et d’archives sanitaires occulte les innombrables maladies comme le cancer et les décès entraînés par les radiations. Les victimes ne sont pas seulement les habitants des zones où les expériences ont eu lieu, mais même ceux se trouvant loin de cette zone.

La France coloniale a effectué son premier essai en Algérie le 13 février 1960 à Reggane sous le code « La Gerboise bleue ». Selon des chercheurs algériens, 17 essais nucléaires au total ont été menés par la France au Sahara, dont 4 à Reggane, entre 1960 et le retrait définitif de l’armée française de cette région en 1967. On estimait à au moins 30 000 victimes algériennes de ces expériences. Le dossier des essais nucléaires français en Algérie a été ouvert en 1996. Mais depuis cette date, rien ou presque n’est fait pour se débarrasser de ce legs empoisonné. La France devait pourtant prendre sa responsabilité juridique. Outre l’aide technique qu’elle est en devoir de fournir en matière de décontamination, elle doit ouvrir ses archives, mettre des noms sur tous les lieux secrets où les bombes avaient explosé.

Rabah Beldjenna

Un attentat à la bombe a visé un convoi militaire à Jijel dans l’est de l’Algérie et a fait 20 blessés.

mardi, mars 18th, 2008 par Clovis Casadue
Un convoi militaire a été la cible, dimanche vers 13h, de trois explosions de bombes sur la route communale au sud-est d’El Aouana ex-Cavalo au lieu-dit Kaâ Ledjbel à quelques kilomètres du chef-lieu communal. Cet attentat, selon des sources sécuritaires a fait 20 blessés parmi les militaires dont 4 officiers supérieurs. Parmi ces derniers figure le commandant du secteur militaire de Jijel (est de l’Algérie) qui a été évacué d’urgence vers l’hôpital militaire de Didouche-Mourad de Constantine. Le général major Tafer Ahcène, commandant des forces terrestres qui suivait de près le convoi, a échappé à l’attentat selon nos sources. Ces dernières ajoutent que les engins explosifs ont été déclenchés à distance. La déflagration a immédiatement été suivie de tirs d’armes automatiques de la part des terroristes armés dissimulés aux alentours et dont le nombre n’a pas été encore déterminé. La riposte des éléments de l’ANP a été immédiate et l’attentat a été suivi d’un accrochage avec le groupe terroriste qui a réussi à prendre la fuite. Une opération de ratissage a été aussitôt déclenchée dans les hauteurs d’El Aouana. Cette attaque intervient à quelques jours seulement d’un autre attentat à la bombe qui a visé un site d’une entreprise d’électrification dans la commune de Chekfa (wilaya de Jijel), et qui avait fait un mort et huit blessés.

Un leader protestant expulsé d’Algérie

dimanche, mars 2nd, 2008 par Clovis Casadue

Le révérend Hugh Johnson, président de l’Eglise protestante d’Algérie, a confirmé qu’il avait reçu l’ordre de quitter le pays avant le 11 mars par les autorités algériennes.

Il n’a pas expliqué les raisons de son expulsion, estimant toutefois qu’elles étaient liées à la campagne anti-évangélique menée par deux organisations d’oulémas dans la région de Kabylie. Il a nié toute action évangéliste.

Selon le rapport, Johnson vit en Algérie depuis 45 ans et dirige l’Eglise protestante depuis 2006.

Source : Al-Sharq Al-Awsat

Algérie : 4 militaires et 2 islamistes armés tués

samedi, janvier 26th, 2008 par alyusi
Quatre militaires et deux islamistes armés ont été tués dans des opérations menées par l’armée depuis mercredi, ont indiqué ce samedi matin les services de sécurité. Les quatre militaires dont un officier ont été tués dans un accrochage avec un groupe islamiste à Djelfa (275 km au sud d’Alger), en même temps qu’un islamiste armé surnommé Bilal, 39 ans. Trois autres militaires ont été grièvement blessés dans cet accrochage qui a opposé un détachement de militaires à un groupe islamiste sur le Mont Boukhil. Par ailleurs, un chef islamiste (émir) de la région de l’est d’Alger, Roumane Kaddour, 40 ans, a été tué dans la zone montagneuse de Beni Amrane. Il était dans la clandestinité depuis 1996.

Londres déconseille à ses ressortissants la destination Algérie

jeudi, janvier 17th, 2008 par alyusi

Le Foreign office britannique publie, sur son site Internet, un genre de « warning travel » à destination des Britanniques désireux de se rendre en Algérie. « La menace terroriste reste élevée en Algérie. En 2007, il y avait un certain nombre d’attentats à la bombe en Algérie. Il y avait deux explosions à Alger-centre, le 11 décembre 2007, causant plus de 30 morts. Les étrangers ont été visés par des terroristes.

Vous devriez faire preuve d’une prudence extrême à tout moment car des attaques terroristes pourraient être aveugles, y compris dans les endroits fréquentés par des expatriés et des voyageurs étrangers comme les restaurants, les hôtels et les centres commerciaux « , souligne le texte du ministère britannique. Cet avis, publié hier, déconseille vivement aux sujets de Sa majesté de se déplacer vers notre pays, mais pour ceux qui le font pour des raisons « essentielles », il leur est vivement recommandé d’éviter six wilayas sensibles, à savoir Bejaia, Tizi-Ouzou, Boumerdès, Blida, Médéa et Aïn Defla. Tout comme il leur est conseillé d’éviter tout déplacement par route et privilégier l’avion pour leurs voyages à l’intérieur du pays.

Certes, cet avis sonne comme une sanction sévère à l’endroit de l’Algérie, mais il est clair que les agissements de l’ex-GSPC tendent à ce genre de but. L’Algérie n’est pas pour autant un pays infréquentable. Les Britanniques devraient le savoir.

 

Qaïdat al Jihad au Maghreb Islamique (vidéo)

mardi, janvier 15th, 2008 par alyusi

Bouteflika au pays du Maghreb islamique

mardi, janvier 15th, 2008 par alyusi

Dans son édition du 13 janvier, sous la signature de Ghania Oukazi, nous avons relevé ce passage dans l’article « Tamanrasset, les projets structurants et le troisième mandat : Le maillon manquant« .

Extraits :

(…) Et Ahmed Ouyahia en tant qu’enfant du système? «Il a le syndrome du Premier ministre. Il veut négocier, mais il négocie quoi», demande notre interlocuteur, un des locataires des premières loges de commandement dont les prévisions sur un éventuel retour du terrorisme des années 90 donnent froid au dos. Et si les derniers attentats seraient faits pour pousser le président à la porte de sortie? interrogeons-nous. «Possible. On ne sait pas… les choses vont mal…», nous répond-il presque en balbutiant. Aux dernières nouvelles, l’on laisse entendre que la visite du chef de l’Etat à Constantine, prévue pour ce lundi, pourrait être reportée en raison d’un manque de visibilité dans la situation sécuritaire dans la région.

Source : Bladi El Djazaïr