Archives du tag ‘Attentat

Algérie : carnage aux Issers

mardi, août 19th, 2008 par Clovis Casadue

Il était environs 7 heure 30, ce matin, lorsqu’un véhicule de tourisme prenait pour cible l’école de la gendarmerie nationale des Issers où devait se dérouler un concours d’accès à ce corps de sécurité. 43 personnes ont trouvé la mort et 38 autres ont été blessées.

La façade de l’établissement l’école de la gendarmerie nationale des Issers est complètement soufflée, et des vitres ont volé en éclats dans plusieurs immeubles situés dans les parages. 43 tués, 38 blessés. C’est l’attentat le plus meurtrier ayant eu lieu dans le centre du pays où le terrorisme continue de frapper.Selon les témoins oculaires, un cratère de plusieurs mètres a été creusé par la déflagration. Les corps déchiquetés de plusieurs jeunes candidats gendarmes jonchaient le sol avant qu’ils n’aient été enveloppés dans des couvertures pour être mis dans des ambulances à destination des centres hospitaliers les plus proches.

Un important dispositif de sécurité a immédiatement été déployé alors que l’autoroute reliant les Issers à Alger était complètement fermée à la circulation obligeant les automobilistes à faire le détour par Zemmouri pour rejoindre la capitale. Le ministre algérien de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Yazid Zerhouni, s’est rendu sur les lieux du drame pour s’enquérir de la situation. Nombreux citoyens condamnent cet acte barbare perpétré deux jours après l’attentat meurtrier de Skikda où 12 éléments des services de sécurité ont perdu la vie. Des commentaires vont bon train dans les régions environnantes où la recrudescence des actes terroristes fait peur surtout à l’approche du mois de Ramadhan, période savamment choisie pour tuer le maximum d’innocents.

Alors que d’importants moyens humains et matériels sont déployés par l’armée algérienne dans la poursuite da sa lutte contre le terrorisme et ses différents réseaux de soutien, les hordes islamistes continuent de sévir et poursuivent leur logique meurtrière au moment où la vigilance a baissé d’un iota. La société civile est invitée à la vigilance et au signalement de tout mouvement suspect de citoyens ayant pour objectif de nuire.

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Les otages autrichiens d’Al-Qaïda sont vivants

vendredi, mai 23rd, 2008 par Clovis Casadue

Les deux touristes autrichiens retenus en otages par Al-Qaïda dans le Sahara depuis février sont vivants et les négociations pour obtenir leur libération progressent, a déclaré mercredi un haut responsable malien. Andrea Kloiber, 43 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont disparu en février alors qu’ils étaient en vacances en Tunisie. Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué leur enlèvement et réclamé la libération de dix islamistes détenus en Algérie et en Tunisie. S’exprimant sous couvert d’anonymat, un haut responsable malien a démenti les rumeurs circulant en Algérie selon lesquelles les deux otages avaient été exécutés par leurs ravisseurs.

Source : JDD

Lie aussi Otages autrichiens d’Al-Qaeda: les émissaires au Mali avancent pas à pas (Vidéo)

> Un ancien détenu de Guantanamo auteur d’un attentat suicide en Irak

jeudi, mai 8th, 2008 par Clovis Casadue

L’auteur d’un récent attentat suicide dans la ville irakienne de Mossoul, a été identifié comme un ancien détenu koweïtien de la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, ont indiqué mercredi des responsables militaires américains.

Abdallah Salih al-Ajmi, libéré de Guantanamo en novembre 2005, est le premier kamikaze identifié comme étant un ex-détenu de Guantanamo, selon un porte-parole du Pentagone, le commandant Jeffrey Gordon.

L’homme était l’un des trois auteurs d’attentats commis le 26 avril à Mossoul, dans le nord de l’Irak, qui ont fait 7 morts, a-t-il précisé.

Il était retourné au Koweït après avoir été relâché de Guantanamo, mais il a ensuite rejoint l’Irak via la Syrie, a précisé depuis Bagdad un autre porte-parole de l’armée américaine, le commandant Bradford Leighton.

Quelque 90% des attentats-suicides en Irak sont perpétrés par des étrangers, mais les cas de kamikazes koweïtiens sont « relativement rares », a-t-il commenté.

Selon le décompte public du Pentagone, 13 anciens détenus de Guantanamo sont retournés au combat depuis leur libération.

Mais un rapport de l’Agence américaine de renseignement de défense, datant du 1er mai 2008, estime que 36 anciens prisonniers sont susceptibles d’avoir renoué avec le terrorisme, a indiqué un responsable américain sous couvert d’anonymat.

Le Koweïtien Abdallah Salih al-Ajmi était accusé par les Américains d’avoir combattu pendant plusieurs mois en Afghanistan aux côtés des talibans à l’époque au pouvoir jusqu’à leur chute fin 2001, après l’intervention d’une coalition militaire emmenée par les Américains.

Le camp de Guantanamo a été ouvert après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis pour accueillir des suspects arrêtés en Afghanistan et ailleurs dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » lancée par le gouvernement américain.

Quelque 800 terroristes présumés sont passés par ce camp et 275 y sont toujours incarcérés.

Détail sur JihadViewpoint

La CIA confirme la localisation des otages dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas

mercredi, mars 26th, 2008 par Clovis Casadue

La CIA vient d’indiquer que les ravisseurs se cachent au Mali, plus précisément dans la zone Tigharghar, dans la région de Kidal, dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas, près des frontières avec l’Algérie.

Pendant ce temps, un communiqué publié par Al-Qaïda sur internet jihadiste indique que l’ultimatum a été prolongé jusqu’au dimanche prochain à minuit, afin de donner une nouvelle chance aux autorités autrichiennes.

Source : El-Khabar

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Dégradation de la situation pour les otages autrichiens

lundi, mars 24th, 2008 par Clovis Casadue
L’armée malienne a envoyé 200 soldats à Kidal (1) après que les affrontements se soient prolongés samedi avec les rebelles touaregs de l’Alliance Touareg Niger Mali emmenés par Ibrahim Ag Bahanga.

Selon une source militaire anonyme, une patrouille de l’armée serait tombée dans un guet-apens à 10km au nord d’Abeibara (3). Aucun bilan officiel n’est disponible mais l’armée régulière aurait subit de lourdes pertes selon, selon la même source.

Jeudi dernier, les rebelles de l’Alliance Touareg Niger Mali avaient ouvert le feu sur un avion C-130 de l’armée américaine qui survolait la localité de Tinzaouatène (4), obligeant l’appareil à effectuer un atterrissage d’urgence. Vendredi, les hommes Ibrahim Ag Bahanga capturaient 33 soldats de, toujours dans la localité de Tinzaouatène.

Le conflit entre les rebelles et l’armée malienne se serait étendu jusqu’a la ville de Boughessa dimanche en milieu de matinée (cercle intérieur de la carte placée ci-dessous).

Dans un tel contexte, et malgré l’expiration dimanche soir de l’ultimatum d’Al-Qaïda au Maghreb, on imagine mal que la libération des otages autrichiens puisse avoir lieu. Plusieurs journaux autrichiens indiquaient dimanche matin un possible report de l’ultimatum.

Cela d’autant plus que, malgré les déclaration du dirigeant autrichien Jörg Haider qui avait affirmé samedi que Seif al-Islam Kadhafi était en contact avec les ravisseurs, la Fondation Kadhafi a nié dimanche tout « contact direct ou indirect » avec les ravisseurs des deux Autrichiens enlevés en février en Tunisie, dans un communiqué publié à Tripoli. Information qui démontre également une très nette dégradation de la situation pour les deux otages.

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Le cercle inférieur indique les zones de combats entre les forces rebelles et l’armée malienne

Le cercle extérieur indique la zone ou les otages autrichiens seraient détenus

Le point 2 indique la base arrière des salafistes du GSPC/QJMI

 

Clovis pour ReOpen911

Lire également : Alger réaffirme ne pas « être concernée » par l’affaire des otages autrichiens

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Un attentat à la bombe a visé un convoi militaire à Jijel dans l’est de l’Algérie et a fait 20 blessés.

mardi, mars 18th, 2008 par Clovis Casadue
Un convoi militaire a été la cible, dimanche vers 13h, de trois explosions de bombes sur la route communale au sud-est d’El Aouana ex-Cavalo au lieu-dit Kaâ Ledjbel à quelques kilomètres du chef-lieu communal. Cet attentat, selon des sources sécuritaires a fait 20 blessés parmi les militaires dont 4 officiers supérieurs. Parmi ces derniers figure le commandant du secteur militaire de Jijel (est de l’Algérie) qui a été évacué d’urgence vers l’hôpital militaire de Didouche-Mourad de Constantine. Le général major Tafer Ahcène, commandant des forces terrestres qui suivait de près le convoi, a échappé à l’attentat selon nos sources. Ces dernières ajoutent que les engins explosifs ont été déclenchés à distance. La déflagration a immédiatement été suivie de tirs d’armes automatiques de la part des terroristes armés dissimulés aux alentours et dont le nombre n’a pas été encore déterminé. La riposte des éléments de l’ANP a été immédiate et l’attentat a été suivi d’un accrochage avec le groupe terroriste qui a réussi à prendre la fuite. Une opération de ratissage a été aussitôt déclenchée dans les hauteurs d’El Aouana. Cette attaque intervient à quelques jours seulement d’un autre attentat à la bombe qui a visé un site d’une entreprise d’électrification dans la commune de Chekfa (wilaya de Jijel), et qui avait fait un mort et huit blessés.

Tirana : Au moins 155 blessés après l’explosion dans un dépôt militaire

samedi, mars 15th, 2008 par Clovis Casadue

Au moins 155 personnes, des civils pour la plupart, ont été blessées samedi après une explosion qui s’est produite dans un dépôt militaire non loin de Tirana, a déclaré à la presse le ministre albanais de la Santé, Nard Ndoka. »Il y au moins 155 personnes hospitalisées, 70 à l’hôpital de Durres (40 km à l’ouest de Tirana), 70 à l’hôpital militaire de Tirana et 15 dans un hôpital civil de Tirana », a déclaré M. Ndoka à la presse.

« Les blessés hospitalisés jusqu’à présent se trouvaient dans les villages avoisinants le dépôt, les ambulances ne se sont pas encore approchées du site (…) parce que les explosions continuent toujours », a-t-il dit.

Une forte explosion s’est produite samedi en milieu de journée dans un dépôt d’armes de l’armée albanaise situé à proximité du village de Gerdec jouxtant la localité de Vora. Elle a été fortement ressentie dans la capitale albanaise.

Des explosions continuaient d’être entendues à intervalles plus ou moins régulier près de deux heures après la première qui s’est produite peu après 12H00 (11H00 GMT).

Les ambulances, transportant les blessés, se succédaient à un rythme très élevé, a constaté l’AFP à l’hôpital militaire de Tirana.

Un des médecins de l’hôpital a estimé que la situation était « grave » et a appelé les citoyens à donner du sang « qui pourrait manquer ».

Parmi les blessés figurent beaucoup de femmes et d’enfants couverts de sang.

Selon des témoins venus accompagner des blessés à l’hôpital, « beaucoup de civils habitant près du dépôt ont besoin d’aide et d’autres craignant de nouvelles explosions ont fui leurs foyers pour se réfugier sur les monts avoisinants ».

Attentat tragique à Jérusalem (vidéo)

jeudi, mars 6th, 2008 par Clovis Casadue

Un attentat perpétré jeudi soir à Jérusalem-ouest, dans un institut d’études talmudiques du quartier de Kyriat Moshé, a fait huit tués et au moins 35 blessés, a indiqué un secouriste du Maguen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix Rouge.

« Nous décomptons huit tués et au moins 35 blessés », a affirmé à la radio de l’armée israélienne le responsable des services de secours, le Magen David Adom, Eli Bin. Trois des blessés sont dans un état grave, a-t-on indiqué de sources médicales.

Selon la police israélienne, les deux auteurs de l’attentat, dont l’identité n’était pas connue à ce stade, ont été tués lors d’un échange de tirs. Le premier a été tué dans l’établissement, le second ayant réussi à prendre la fuite, à se réfugier dans un immeuble voisin avant d’être tué par la police après une chasse à l’homme d’une demi-heure. Selon des sources policières, cet homme portait une ceinture d’explosifs, qui n’a pas été actionnée.

L’attentat s’est produit peu après 20h30 locales.

Selon les premiers éléments distillés par la police, par les services de secours et par des témoins, deux hommes sont entrés dans l’établissement et ont ouvert le feu dans toutes les directions, tuant et blessant les nombreux étudiants présents sur les lieux.

Des dizaines d’ambulances sont arrivées sur place pour évacuer les blessés vers les hôpitaux les plus proches. Un hélicoptère survolait la ville tandis que des forces de police sillonnaient la zone toutes sirènes hurlantes.

Les cellules d’Imad Moughnieh des Libérateurs de Galilée, une organisation terroriste peu connue, mais qui a déjà fait parler d’elle, ont revendiqué l’attentat perpétré « en riposte aux exactions d’Israël à Gaza et à l’élimination d’Imad Moughnieh ».

Les Comités de résistance populaire annoncent que cet attentat n’est que le premier d’une série destinée à  »faire quitter aux Israéliens la Palestine s’ils veulent trouver la sécurité ».

 

Source : Ynet et Jpost

 

 

Mishka Ben-David, agent du Mossad, au sujet de la mort récente d’Imad Moughaniyeh dans une explosion à Damas, et des répercussions que pourraient avoir une telle opération, de la réponse du Hezbollah :


Israël aurait déjoué une attaque terroriste contre un réacteur nucléaire

dimanche, mars 2nd, 2008 par Clovis Casadue

Israël aurait déjoué une attaque terroriste contre le réacteur nucléaire de Dimona, selon des sources britanniques. Les forces de sécurité israéliennes ont arrêté un haut responsable travaillant à Dimona après avoir découvert un plan visant à faire exploser un des chauffages dans le réacteur. L’employé en question serait également soupçonné d’avoir filtré des informations sur le réacteur de Dimona à des sources étrangères. La famille de l’employé de Dimona, qui n’avait pas été informée de son arrestation, pensait qu’il participait à un exercice militaire secret à l’étranger. Les sources britanniques ont également indiqué que le suspect sera bientôt jugé dans un tribunal israélien, tout en assurant que l’affaire est plus grave que celle de Mordehai Vanunu qui a révélé en 1986 au Sunday Times l’existence du programme nucléaire militaire israélien.

Un responsable israélien a cependant nié cette information, tout en la qualifiant de « sans fondement ».

Elimination de Imad Moughniyah

jeudi, février 14th, 2008 par alyusi
e haut responsable du Hezbollah, Imad Moughnieh, longtemps considéré par les Etats-Unis et Israël en tant que l’un des principaux terroristes du Hezbollah, a été assassiné le mardi soir dans une explosion dans la capitale syrienne. Après l’annonce de sa mort, le département d’état US a indiqué dans un communiqué que le monde est meilleur à présent sans ce personnage, désigné comme « un tueur à sang froid ».

Israël, de son côté, qui a été accusé par le Hezbollah et ses alliés d’être responsable de ce crime, a nié dans un communiqué publié par le bureau du Premier ministre, toute implication dans cette affaire.

Dans une dépêche de l’IRNA, L’Iran a ouvertement accusé l’état hébreu d’être derrière cet attentat,

Pour rappel, Imad Moughnieh est considéré comme l’un des organisateurs des attentats ayant visé l’ambassade américaine à Beyrouth ainsi que les troupes américaines et française de la Force multinationale stationnée au Liban et de l’enlèvement de ressortissants occidentaux durant les années 80. Les services de renseignements israéliens l’ont également accusé d’être à l’origine de l’attentat ayant visé une institution juive à Buenos Aires en 1992. Il serait un des fondateurs du mouvement chiite Hezbollah en 1986. Il était entré en clandestinité depuis de nombreuses années et figurait sur la liste américaine et européenne des personnes les plus recherchées. Certaines sources ont également estimé qu’il était le commandant de la branche militaire du Hezbollah et aurait été en charge des relations du mouvement chiite avec l’Iran.

Vidéo sur MecanopolisBlog

Terrorisme nucléaire : les trois scénarios qui font frémir

mercredi, janvier 23rd, 2008 par alyusi

A compter de cette année, le budget militaire américain comportera des moyens destinés à la défense contre le terrorisme nucléaire. Il s’agit de garantir une surveillance efficace des matières radioactives aux Etats-Unis et à l’étranger, ainsi que de la planification et de l’organisation d’opérations visant à localiser et à neutraliser les groupes terroristes cherchant à se procurer l’arme nucléaire.

Ce problème se pose également à la Russie. « Les installations nucléaires et les entrepôts de stockage de matières radioactives doivent être bien protégés contre n’importe quelles actions criminelles », a indiqué le président russe lors de l’une des dernières réunions du bureau du Conseil d’Etat en 2007. Selon M. Poutine, la Russie a déjà accumulé plus de 70 millions de tonnes de déchets radioactifs solides et l’infrastructure destinée à leur retraitement n’est pas assez développée.

Le terrorisme nucléaire revêt trois formes possibles : l’utilisation de têtes nucléaires pour frapper des objectifs précis, l’organisation d’actes terroristes dirigés contres des installations nucléaires, par exemple, des réacteurs, et enfin l’utilisation de matériaux radioactifs comme arme radiologique.

Aujourd’hui, les arsenaux nucléaires de huit pays – Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine, Inde, Pakistan et Israël – atteignent au total 12.100 charges nucléaires en service. En comptant les charges de rechange et les stocks, ces pays disposent de plus de 27.000 têtes nucléaires. Selon des données récemment publiées, la Russie dépasserait les Etats-Unis en la matière : 5.682 et 5.521 ogives nucléaires respectivement. Parmi elles, on compte 5.021 têtes stratégiques du côté américain, contre seulement 3.352 du côté russe. Ce qui donne respectivement 2.330 têtes tactiques pour Moscou et 500 pour Washington. Les arsenaux britannique, français et chinois sont sensiblement moins fournis : respectivement 185, 348 et 130 charges nucléaires en service.

Des doutes quant à l’intégrité des têtes nucléaires russes sont fréquemment formulés en Occident. Ces craintes sont, dans une certaine mesure, fondées. Au milieu des années 80, certaines unités des Forces armées de l’URSS étaient encore littéralement truffées d’armes nucléaires. Les « entrepôts de stockage » se comptaient par milliers, même s’ils étaient équipés de moyens de défense et de sécurité efficaces. A la fin des années 1980, alors que les frontières nationales de l’URSS commençaient à s’embraser, la direction des Forces armées, pour beaucoup de son initiative personnelle, entama le rapatriement des têtes nucléaires en Russie. En décembre 1991, il ne restait aucune ogive nucléaire sur les territoires des ex-républiques soviétiques, à l’exception de l’Ukraine. Par la suite, des convois « nucléaires » quittèrent l’Ukraine, puis les pays du Traité de Varsovie.

Toutes ces têtes nucléaires furent déployées dans les arsenaux de la 12e direction principale du ministère de la Défense. Au milieu des années 90, la concentration dans ces arsenaux de charges provenant d’entrepôts de petites unités de l’armée russe prit également fin. Les entrepôts actuels bénéficient d’une défense de haut niveau et sont capables de résister à une frappe nucléaire, même directe. Pour autant qu’on le sache, dans les autres pays également les entrepôts de stockage de charges spéciales sont très bien défendus contre toute tentative d’accès non autorisé.

Mais c’est bien la défense concrète des installations nucléaires qui inspire la plus grande inquiétude, d’autant que cela concerne déjà plusieurs dizaines de pays. Il s’agit bien sûr des centrales nucléaires, des réacteurs industriels et de recherche, des entreprises de production, de traitement et de recyclage du combustible nucléaire, ainsi que des installations d’extraction et d’enrichissement de minerai d’uranium.

En cas d’explosion d’une tête nucléaire de puissance moyenne, la principale caractéristique de la frappe sera la contamination radioactive à long terme des environs, sur plusieurs kilomètres carrés. Alors qu’en cas d’explosion d’un réacteur ou d’un entrepôt de combustible usagé, la surface contaminée pourrait atteindre plusieurs centaines de kilomètres carrés. Pire encore, l’explosion d’une usine d’enrichissement d’uranium ou d’un réacteur destiné à la production de matières nucléaires pourrait entraîner une contamination de plusieurs milliers de kilomètres carrés. Et sur ce point la menace du terrorisme nucléaire est aujourd’hui parfaitement réelle.

« L’une des plus sérieuses menaces aujourd’hui est représentée par la tendance chez les (groupes) terroristes à s’emparer de matières radioactives et à accéder aux technologies nucléaires », a récemment déclaré le directeur du FSB (Service fédéral de sécurité) Nikolaï Patrouchev. De l’avis de nombreux experts, un certain nombre d’installations de stockage d’uranium hautement enrichi et de plutonium à usage militaire sont aujourd’hui encore insuffisamment protégées contre d’éventuelles actions terroristes, et ce, tant en Russie qu’aux Etats-Unis, sans même parler des autres pays. Il faut savoir que fabriquer un engin explosif avec de l’uranium-235 est bien plus facile qu’avec du plutonium-240. Quant à l’uranium issu des réacteurs de centrales, tout comme le combustible nucléaire usé provenant des sous-marins, ils ne peuvent être utilisés pour confectionner une arme nucléaire classique. C’est pourquoi il est aujourd’hui question d’explosifs nucléaires primitifs, que l’on désigne sous le nom de « bombes sales ». La réaction en chaîne reste impossible en cas de déclenchement d’une bombe de ce type, mais sa seule explosion physique peut provoquer une vaste contamination radioactive.

Les actions entreprises afin de se parer contre toute tentative de groupes extrémistes de se procurer de l’uranium hautement enrichi et du plutonium à usage militaire constituent le dernier rempart contre l’incarnation dans la réalité du cauchemar du terrorisme nucléaire.

En se référant à des données de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le général de police Andreï Novikov, directeur du Centre antiterroriste de la CEI, avance qu’entre janvier 1993 et décembre 2006, 1.080 cas de commerce illégal, de disparition, d’utilisation ou de détention illégales de matières nucléaires ou radioactives ont été relevés. « Depuis 2002, le nombre de cas de contrebande de matières radioactives pouvant servir à la préparation de « bombes sales » a doublé en Europe ».

On s’attend dans les prochaines années à une possible intensification de l’activité terroriste dans la région d’Asie centrale, où d’importantes réserves de minerai d’uranium sont concentrées sur les territoires du Kazakhstan, du Kirghizstan, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan.

Selon les experts russes, le système actuel de barrières contre le terrorisme nucléaire dépasse aujourd’hui les possibilités des groupes terroristes. Cependant, l’efficacité de la lutte contre le terrorisme nucléaire ne peut se fonder uniquement sur des réponses impulsives ou sur les succès épisodiques des services spéciaux. Seul un système complexe de mesures permettra au monde d’échapper à cette menace.

Pour la communauté internationale et en premier lieu pour les pays nucléaires, l’élaboration et la mise en place d’un tel système est une tâche de tout premier ordre.

Attentat contre l’armée en Kabylie

mercredi, janvier 9th, 2008 par alyusi

Un attentat terroriste a visé jeudi après-midi une patrouille de l’armée algérienne qui participait à des opérations de ratissage dans la ville kabyle d’Ait Yahia, au sud de Tizi Ouzou (Nord), a-t-on appris jeudi de sources sécuritaires. L’attentat a fait au moins cinq blessés, ont précisé ces responsables, qui se sont exprimés sous le couvert de l’anonymat.

Paris menacé d’attentats via un site islamique

mercredi, janvier 9th, 2008 par alyusi

Selon plusieurs sources, un appel à des attentats à Paris aurait été lancé sur un site islamique. L’internaute sous le pseudonyme Murabit Muhawed aurait ainsi menacé Bertrand Delanoë, le maire de la capitale française, ainsi que le Président de la République, Nicolas Sarkozy.

Dans son message sur le site islamiste Al-Ekhlass – également utilisé par Al-Qaida –, l’individu s’adresse aux « Moujahidine, notamment de la branche d’Al-Qaida au Maghreb islamique (ex-GSPC) » afin de provoquer « la chute du président Nicolas Sarkozy » et « un effondrement économique en France ». La personne, qui cite des « attentats suicides », précise que plusieurs enseignes sont visées, les aéroports d’Orly et de Roissy, l’Arc de Triomphe, les Galeries Lafayette, le Fouquet’s ou encore la Tour Eiffel.

Voir aussi la traduction des menaces du site islamiste Al-Ekhlass sur MecanopolisBlog

Attentat à la voiture piégée en Turquie: cinq morts et 68 blessés

jeudi, janvier 3rd, 2008 par alyusi

Un attentat à la voiture piégée visant des militaires turcs a fait cinq morts et 68 blessés dont 30 soldats jeudi à Diyarbakir, ville à majorité kurde du sud-est de la Turquie, selon un nouveau bilan officiel.

La bombe a explosé alors que l’autocar transportant les militaires passait devant un hôtel cinq étoiles, selon le gouverneur de la région, Hussein Avni Mutlu. L’engin, de forte puissance, était dissimulé dans une voiture en stationnement et a été actionné par télécommande, a-t-il précisé.

 

Aucune revendication n’a été formulée dans l’immédiat, mais les autorités ont imputé l’attaque aux séparatistes kurdes. Cet attentat semble avoir été perpétré en représailles aux bombardements par l’aviation turque de positions de la rébellion kurde dans le nord de l’Irak.

Deux militants du PKK recherchés par la police

Alors qu’Ankara a engagé un bras de fer avec les séparatistes du PKK, multipliant les raids sur leurs bases arrière en Irak, les autorités voient dans cette attaque la main des rebelles kurdes. Deux militants du PKK sont ainsi recherchés par la police.

Cet attentat est le troisième en une semaine. Jeudi dernier, une femme avait été tuée par une bombe à Istanbul. La veille, toujours à Istanbul, trois personnes avaient été blessées dans l’explosion d’une poubelle.

La vidéo qui relance la polémique sur la mort de Benazir Bhutto

jeudi, janvier 3rd, 2008 par alyusi

Les nouvelles images de ses derniers instants tendraient à corroborer la thèse de l’opposition pakistanaise, selon laquelle l’ancien Premier ministre pakistanais aurait été tué quelques instants avant que le kamikaze ne fasse exploser sa bombe.

La qualité des images ne permet pas d’être catégorique. Mais sur cet enregistrement amateur, et privé de son, il semble bien que Benazir Bhutto s’effondre une fraction de seconde avant le flash de l’explosion.

Cette vidéo donnerait donc raison au Parti du peuple pakistanais (PPP), formation de Benazir Bhutto, qui, dès le lendemain de l’attentat suicide du 27 décembre dernier, avait affirmé que sa candidate avait tuée d’une balle dans la tête, juste avant l’explosion de la bombe. À l’inverse, le ministère de l’Intérieur pakistanais assure que Benazir Bhutto est décédée d’une fracture du crâne subie en heurtant le levier du toit ouvrant de sa voiture alors qu’elle tentait d’échapper à des tirs. Une version des faits qui serait démentie par cette nouvelle vidéo.

Qui est derrière sa mort ?

La controverse sur les conditions exactes du décès de Benazir Bhutto enflamme le Pakistan, au point que le président Musharraf a dû faire appel à une équipe de Scotland Yard pour seconder les enquêteurs pakistanais. Les conclusions de l’enquête pourraient permettre d’établir des responsabilités précises dans la mort de l’ancien Premier ministre.

En effet, pour Islamabad, Al-Qaeda est derrière cet attentat. Le pouvoir en place a donc intérêt à prouver que Benazir Bhutto a été tuée par l’explosion de la bombe du kamikaze. Problème, la nébuleuse islamiste a démenti avoir participé à l’attentat. Le PPP, à l’inverse, met en cause le gouvernement et privilégie donc la thèse d’un assassinat avant l’explosion. Le parti d’opposition accuse Musharraf d’avoir essayé de cacher des secrets sur la mort de Benazir Bhutto.

Musharraf « pas entièrement satisfait » de l’enquête en cours

Répondant jeudi aux questions des journalistes, le chef de l’État pakistanais a assuré n’avoir jamais cherché à dissimuler la vérité sur cet attentat. Il a toutefois déclaré qu’il n’était « pas entièrement satisfait » de l’enquête en cours.