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Les otages autrichiens d’Al-Qaïda sont vivants

vendredi, mai 23rd, 2008 par Clovis Casadue

Les deux touristes autrichiens retenus en otages par Al-Qaïda dans le Sahara depuis février sont vivants et les négociations pour obtenir leur libération progressent, a déclaré mercredi un haut responsable malien. Andrea Kloiber, 43 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont disparu en février alors qu’ils étaient en vacances en Tunisie. Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué leur enlèvement et réclamé la libération de dix islamistes détenus en Algérie et en Tunisie. S’exprimant sous couvert d’anonymat, un haut responsable malien a démenti les rumeurs circulant en Algérie selon lesquelles les deux otages avaient été exécutés par leurs ravisseurs.

Source : JDD

Lie aussi Otages autrichiens d’Al-Qaeda: les émissaires au Mali avancent pas à pas (Vidéo)

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Malgré la fin de l’ultimatum Al-Qaïda refuse de les libérer les otages autrichiens

lundi, avril 7th, 2008 par Clovis Casadue

Vienne espère toujours faire libérer ses deux ressortissants aux mains d’Al-Qaïda depuis près de deux mois.

L’ultimatum fixé par la Branche armée d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQM) pour la libération des deux Autrichiens qu’ils retiennent en otages, depuis le 22 février, devait expirer hier à minuit mais un diplomate autrichien a indiqué que la vie des deux otages n’est pas en danger. « La vie des otages n’est pas en danger, nous allons poursuivre les efforts pour la libération de nos compatriotes », a déclaré à l’AFP un membre de l’équipe de diplomates autrichiens venus au Mali pour tenter de négocier la libération d’Andrea Kloiber, 44 ans, et de Wolfgang Ebner, 51 ans, enlevés le 22 février en Tunisie. Vienne négocie principalement par le biais d’une mission de quatre négociateurs déployés depuis la mi-mars au Mali, pays où les otages seraient détenus.

Les propos optimistes du diplomate autrichien laissent accroire que les négociations en vue de la libération des deux otages devraient se poursuivre après l’expiration de l’ultimatum. Selon une autre source proche des négociations, les choses avancent « lentement » en raison de difficultés rencontrées pour maintenir le contact avec les ravisseurs qui, selon elle, « bougent beaucoup » dans la zone désertique située entre le Mali et l’Algérie.

En contrepartie de la libération des otages, les ravisseurs avaient initialement exigé la libération d’islamistes détenus en Algérie et en Tunisie, mais, selon des informations de presse non confirmées, ils ont également exigé le versement d’une rançon de 5 millions d’euros. La radio publique autrichienne ORF a ensuite affirmé qu’ils avaient ajouté des conditions supplémentaires : l’augmentation de la rançon, le retrait des soldats autrichiens déployés en Afghanistan et la libération d’un couple d’islamistes condamnés le 10 mars à Vienne pour avoir diffusé une vidéo menaçant d’attentats l’Autriche et l’Allemagne.

Selon la presse autrichienne, le caractère erratique des exigences prêtées aux ravisseurs, un groupe islamiste rallié à Al-Qaïda en 2006, laisserait entendre qu’ils pourraient être mus par des considérations plus financières qu’idéologiques. Dans un « dernier ultimatum » publié le 24 mars, la Branche d’Al-Qaïda au Maghreb avait donné à Vienne jusqu’au dimanche 6 avril 2008 à minuit pour négocier la libération des otages. « L’Algérie et même l’Autriche ne sont pas prêtes à libérer des islamistes armés emprisonnés. C’est clair que la rançon reste l’élément essentiel de l’affaire. Comme la convoyer de manière sécurisée, c’est le fond, ce sera le fond de l’affaire même si, actuellement, personne n’en parle officiellement », a estimé, hier, une autre source proche du dossier à Bamako. Dans cette affaire, la plus grande incertitude demeure l’endroit exact où sont détenus les deux Autrichiens. Selon Anton Prohaska, l’émissaire autrichien dépêché à la mi-mars au Mali, les deux otages sont « au nord du Mali ou au sud de l’Algérie ». Mais « ils ne sont probablement pas à un endroit fixe », a-t-il précisé. Anton Prohaska a révélé également qu’il n’avait pas noué de contact direct avec les ravisseurs et négociait par l’intermédiaire des services du président malien Amadou Toumani Touré, qu’il a chaudement remercié. « Nous travaillons d’arrache-pied avec nos amis maliens », a-t-il déclaré à l’AFP à Bamako.

La CIA confirme la localisation des otages dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas

mercredi, mars 26th, 2008 par Clovis Casadue

La CIA vient d’indiquer que les ravisseurs se cachent au Mali, plus précisément dans la zone Tigharghar, dans la région de Kidal, dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas, près des frontières avec l’Algérie.

Pendant ce temps, un communiqué publié par Al-Qaïda sur internet jihadiste indique que l’ultimatum a été prolongé jusqu’au dimanche prochain à minuit, afin de donner une nouvelle chance aux autorités autrichiennes.

Source : El-Khabar

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Dégradation de la situation pour les otages autrichiens

lundi, mars 24th, 2008 par Clovis Casadue
L’armée malienne a envoyé 200 soldats à Kidal (1) après que les affrontements se soient prolongés samedi avec les rebelles touaregs de l’Alliance Touareg Niger Mali emmenés par Ibrahim Ag Bahanga.

Selon une source militaire anonyme, une patrouille de l’armée serait tombée dans un guet-apens à 10km au nord d’Abeibara (3). Aucun bilan officiel n’est disponible mais l’armée régulière aurait subit de lourdes pertes selon, selon la même source.

Jeudi dernier, les rebelles de l’Alliance Touareg Niger Mali avaient ouvert le feu sur un avion C-130 de l’armée américaine qui survolait la localité de Tinzaouatène (4), obligeant l’appareil à effectuer un atterrissage d’urgence. Vendredi, les hommes Ibrahim Ag Bahanga capturaient 33 soldats de, toujours dans la localité de Tinzaouatène.

Le conflit entre les rebelles et l’armée malienne se serait étendu jusqu’a la ville de Boughessa dimanche en milieu de matinée (cercle intérieur de la carte placée ci-dessous).

Dans un tel contexte, et malgré l’expiration dimanche soir de l’ultimatum d’Al-Qaïda au Maghreb, on imagine mal que la libération des otages autrichiens puisse avoir lieu. Plusieurs journaux autrichiens indiquaient dimanche matin un possible report de l’ultimatum.

Cela d’autant plus que, malgré les déclaration du dirigeant autrichien Jörg Haider qui avait affirmé samedi que Seif al-Islam Kadhafi était en contact avec les ravisseurs, la Fondation Kadhafi a nié dimanche tout « contact direct ou indirect » avec les ravisseurs des deux Autrichiens enlevés en février en Tunisie, dans un communiqué publié à Tripoli. Information qui démontre également une très nette dégradation de la situation pour les deux otages.

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Le cercle inférieur indique les zones de combats entre les forces rebelles et l’armée malienne

Le cercle extérieur indique la zone ou les otages autrichiens seraient détenus

Le point 2 indique la base arrière des salafistes du GSPC/QJMI

 

Clovis pour ReOpen911

Lire également : Alger réaffirme ne pas « être concernée » par l’affaire des otages autrichiens

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L’Autriche hostile au versement d’une rançon pour ses otages

jeudi, mars 20th, 2008 par Clovis Casadue
Le médiateur autrichien a affirmé mercredi à Bamako que Vienne était, par principe, hostile au versement d’une rançon pour obtenir la libération de des deux ressortissants enlevés au Sahara par l’organisation Qaidat al Jhiad Fil Magreb al-Islami (QJMI).

Ses propos contredisent des propos attribués à des sources proches de la sécurité algérienne selon lesquelles Vienne aurait accepté le principe d’une rançon.

« Le gouvernement autrichien ne passe aucun marché impliquant le versement d’une rançon », a déclaré par téléphone à Reuters le diplomate autrichien, Anton Prohaska, qui n’a fourni aucune précision sur les exigences des ravisseurs.

Il s’est contenté de parler d’une situation « très complexe et très délicate » et a confirmé que l’ultimatum des ravisseurs avait été repoussé d’une semaine, pour expirer désormais dimanche à minuit.

Andrea Kloiber, 43 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont été enlevés fin février dans le Sud-Tunisien alors qu’ils s’apprêtaient à traverser le Sahara. Ils seraient actuellement détenus dans la région désertique de Kidal, dans le nord-est du Mali frontalier de l’Algérie.

« Nous travaillons dur pour obtenir un dénouement heureux à cette affaire (…), nous sommes en contact étroit avec nos amis au Mali (..) à qui nous faisons confiance », a ajouté le diplomate autrichien.

Sur des sites islamistes, l’ex-GSPC rebaptisé QJMI a exigé le versement d’une rançon et la remise en liberté de dix de ses militants emprisonnés en Tunisie et en Algérie en échange de la libération des deux touristes autrichiens.

Pour sa part, le gouvernement malien a mis sur pied un comité spécial interministériel et contacté de hautes personnalités touarègues de la région de Kidal pour tenter d’obtenir leur concours en vue de la libération des otages.