Archives du tag ‘Bouteflika

Les otages autrichiens d’Al-Qaïda sont vivants

vendredi, mai 23rd, 2008 par Clovis Casadue

Les deux touristes autrichiens retenus en otages par Al-Qaïda dans le Sahara depuis février sont vivants et les négociations pour obtenir leur libération progressent, a déclaré mercredi un haut responsable malien. Andrea Kloiber, 43 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont disparu en février alors qu’ils étaient en vacances en Tunisie. Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué leur enlèvement et réclamé la libération de dix islamistes détenus en Algérie et en Tunisie. S’exprimant sous couvert d’anonymat, un haut responsable malien a démenti les rumeurs circulant en Algérie selon lesquelles les deux otages avaient été exécutés par leurs ravisseurs.

Source : JDD

Lie aussi Otages autrichiens d’Al-Qaeda: les émissaires au Mali avancent pas à pas (Vidéo)

La CIA confirme la localisation des otages dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas

mercredi, mars 26th, 2008 par Clovis Casadue

La CIA vient d’indiquer que les ravisseurs se cachent au Mali, plus précisément dans la zone Tigharghar, dans la région de Kidal, dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas, près des frontières avec l’Algérie.

Pendant ce temps, un communiqué publié par Al-Qaïda sur internet jihadiste indique que l’ultimatum a été prolongé jusqu’au dimanche prochain à minuit, afin de donner une nouvelle chance aux autorités autrichiennes.

Source : El-Khabar

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Dégradation de la situation pour les otages autrichiens

lundi, mars 24th, 2008 par Clovis Casadue
L’armée malienne a envoyé 200 soldats à Kidal (1) après que les affrontements se soient prolongés samedi avec les rebelles touaregs de l’Alliance Touareg Niger Mali emmenés par Ibrahim Ag Bahanga.

Selon une source militaire anonyme, une patrouille de l’armée serait tombée dans un guet-apens à 10km au nord d’Abeibara (3). Aucun bilan officiel n’est disponible mais l’armée régulière aurait subit de lourdes pertes selon, selon la même source.

Jeudi dernier, les rebelles de l’Alliance Touareg Niger Mali avaient ouvert le feu sur un avion C-130 de l’armée américaine qui survolait la localité de Tinzaouatène (4), obligeant l’appareil à effectuer un atterrissage d’urgence. Vendredi, les hommes Ibrahim Ag Bahanga capturaient 33 soldats de, toujours dans la localité de Tinzaouatène.

Le conflit entre les rebelles et l’armée malienne se serait étendu jusqu’a la ville de Boughessa dimanche en milieu de matinée (cercle intérieur de la carte placée ci-dessous).

Dans un tel contexte, et malgré l’expiration dimanche soir de l’ultimatum d’Al-Qaïda au Maghreb, on imagine mal que la libération des otages autrichiens puisse avoir lieu. Plusieurs journaux autrichiens indiquaient dimanche matin un possible report de l’ultimatum.

Cela d’autant plus que, malgré les déclaration du dirigeant autrichien Jörg Haider qui avait affirmé samedi que Seif al-Islam Kadhafi était en contact avec les ravisseurs, la Fondation Kadhafi a nié dimanche tout « contact direct ou indirect » avec les ravisseurs des deux Autrichiens enlevés en février en Tunisie, dans un communiqué publié à Tripoli. Information qui démontre également une très nette dégradation de la situation pour les deux otages.

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Le cercle inférieur indique les zones de combats entre les forces rebelles et l’armée malienne

Le cercle extérieur indique la zone ou les otages autrichiens seraient détenus

Le point 2 indique la base arrière des salafistes du GSPC/QJMI

 

Clovis pour ReOpen911

Lire également : Alger réaffirme ne pas « être concernée » par l’affaire des otages autrichiens

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Retour sur les essais atomiques français dans le Sahara algérien (Vidéo)

mardi, mars 18th, 2008 par Clovis Casadue

Bien qu’aucun bilan n’ait été établi, le nombre de victimes des essais nucléaires aériens ou souterrains effectués au Sahara augmente inexorablement, souvent dans l’anonymat.

La France n’exclut pas une contribution matérielle pour le traitement des effets des essais nucléaires effectués durant l’époque coloniale en Algérie. C’est ce que révèle Son Excellence, l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, dans une déclaration, rapportée hier par notre confrère Echourouk, qui affirme l’envoi dans ce cadre d’une équipe d’experts sur les lieux des explosions pour enquêter sur les dégâts causés aux habitations. Le diplomate français a précisé que son gouvernement réagira en fonction des résultats des enquêtes. Il a cependant révélé que le président Sarkozy a demandé à son homologue algérien, lors de sa visite d’Etat qu’il a effectuée début décembre, de séparer le dossier des essais nucléaires de Reggane de la coopération dans le domaine du nucléaire civil.

Autre révélation de M. Bajolet, le président Sarkozy a proposé à M. Bouteflika, selon lui, « la prise en charge médicale des victimes des mines antipersonnel implantées en Algérie à l’époque coloniale ». Il reste que si la France a attendu 45 ans après pour révéler l’implantation des mines antipersonnel posées le long de nos frontières, aucune cartographie des sites des dépôts des déchets radioactifs n’a été fournie à l’Algérie à ce jour. Paris refusait toujours d’ouvrir ses archives militaires concernant ce contentieux, sous prétexte d’un prétendu « secret défense » ou en évoquant ses engagements vis-à-vis du TNP. Pourtant, ces essais nucléaires ont eu de graves conséquences sanitaires et écologiques dans le sud du pays, d’où cette exigence d’ouverture des archives de l’armée française en vue de connaître la vérité.

Les essais nucléaires aériens ou souterrains effectués au Sahara ont produit de grandes quantités de déchets, enfouis seulement à quelques centimètres de profondeur, et fait beaucoup de victimes. Leur nombre augmente inexorablement, souvent dans l’anonymat. A ce jour, aucune liste n’est établie. L’absence de dépistage et d’archives sanitaires occulte les innombrables maladies comme le cancer et les décès entraînés par les radiations. Les victimes ne sont pas seulement les habitants des zones où les expériences ont eu lieu, mais même ceux se trouvant loin de cette zone.

La France coloniale a effectué son premier essai en Algérie le 13 février 1960 à Reggane sous le code « La Gerboise bleue ». Selon des chercheurs algériens, 17 essais nucléaires au total ont été menés par la France au Sahara, dont 4 à Reggane, entre 1960 et le retrait définitif de l’armée française de cette région en 1967. On estimait à au moins 30 000 victimes algériennes de ces expériences. Le dossier des essais nucléaires français en Algérie a été ouvert en 1996. Mais depuis cette date, rien ou presque n’est fait pour se débarrasser de ce legs empoisonné. La France devait pourtant prendre sa responsabilité juridique. Outre l’aide technique qu’elle est en devoir de fournir en matière de décontamination, elle doit ouvrir ses archives, mettre des noms sur tous les lieux secrets où les bombes avaient explosé.

Rabah Beldjenna

Bouteflika au pays du Maghreb islamique

mardi, janvier 15th, 2008 par alyusi

Dans son édition du 13 janvier, sous la signature de Ghania Oukazi, nous avons relevé ce passage dans l’article « Tamanrasset, les projets structurants et le troisième mandat : Le maillon manquant« .

Extraits :

(…) Et Ahmed Ouyahia en tant qu’enfant du système? «Il a le syndrome du Premier ministre. Il veut négocier, mais il négocie quoi», demande notre interlocuteur, un des locataires des premières loges de commandement dont les prévisions sur un éventuel retour du terrorisme des années 90 donnent froid au dos. Et si les derniers attentats seraient faits pour pousser le président à la porte de sortie? interrogeons-nous. «Possible. On ne sait pas… les choses vont mal…», nous répond-il presque en balbutiant. Aux dernières nouvelles, l’on laisse entendre que la visite du chef de l’Etat à Constantine, prévue pour ce lundi, pourrait être reportée en raison d’un manque de visibilité dans la situation sécuritaire dans la région.

Source : Bladi El Djazaïr