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Saakachvili et Kouchner évacués d’urgence en Géorgie

lundi, août 11th, 2008 par Clovis Casadue

président géorgien Mikheïl Saakachvili et le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner ont été évacués d’urgence, lundi 11 août, en raison de la présence suspecte d’un hélicoptère survolant la ville de Gori, la plus grande ville géorgienne qui se situe à proximité de la province séparatiste géorgienne d’Ossétie du Sud, a constaté un journaliste de l’AFP.
L’hélicoptère, non identifié, a survolé la zone au moment même où Mikheïl Saakachvili et Bernard Kouchnerse s’y trouvaient.
En criant « go go go! », les gardes du corps du président géorgien l’ont alors poussé dans un véhicule tout terrain noir blindé. Bernard Kouchner a lui été évacué dans un autre véhicule. Tous deux sont partis en trombe, selon le journaliste.
Bernard Kouchner s’est rendu à Gori pour y rencontrer des victimes du conflit armé entre la Géorgie et la Russie. Le CICR a annoncé que la situation humanitaire était « très grave » en Ossétie du Sud et en Géorgie.
Le chef de la diplomatie française, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne, est en visite en Géorgie pour une mission de médiation. Le président géorgien venait d’annoncer qu’il avait signé un document, soutenu par l’UE, contenant des propositions de paix et qui doit être soumis à la Russie.
Sur le terrain, les combats se poursuivent.

Les otages autrichiens d’Al-Qaïda sont vivants

vendredi, mai 23rd, 2008 par Clovis Casadue

Les deux touristes autrichiens retenus en otages par Al-Qaïda dans le Sahara depuis février sont vivants et les négociations pour obtenir leur libération progressent, a déclaré mercredi un haut responsable malien. Andrea Kloiber, 43 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont disparu en février alors qu’ils étaient en vacances en Tunisie. Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué leur enlèvement et réclamé la libération de dix islamistes détenus en Algérie et en Tunisie. S’exprimant sous couvert d’anonymat, un haut responsable malien a démenti les rumeurs circulant en Algérie selon lesquelles les deux otages avaient été exécutés par leurs ravisseurs.

Source : JDD

Lie aussi Otages autrichiens d’Al-Qaeda: les émissaires au Mali avancent pas à pas (Vidéo)

>Karthoum reproche à la France d’héberger un chef rebelle du Darfour

samedi, mai 10th, 2008 par Clovis Casadue

Le Soudan reproche à la France d’offrir l’asile politique à un chef rebelle du Darfour qui refuse de participer à des négociations de paix, a indiqué l’agence de presse étatique soudanaise jeudi.

Abdoulwahid Elnour, à la tête chef du Mouvement de libération du Soudan (MLS), vit en France depuis plusieurs mois et son permis de séjour a récemment été prolongé jusqu’au mois de juin.

Convoquée au ministère des Affaires étrangères soudanais jeudi, l’ambassadrice de France au Soudan Christine Robichon s’est vu demander des explications sur la prolongation du droit de séjour d’Elnour par Paris. Un diplomate proche du dossier, qui a requis l’anonymat, a confirmé que la rencontre avait eu lieu.

Abdoulwahid Elnour a refusé à plusieurs reprises de participer à des négociations de paix avant que le calme soit restauré dans le pays. Selon l’agence de presse soudanaise, Mme Robichon a déclaré ne pas connaître les motivations de son gouvernement et promis de demander des éclaircissements à sa hiérarchie.

Khartoum estime que la France ne fait pas suffisamment d’efforts pour convaincre Elnour de participer aux pourparlers de paix. Alors que la France parle de restaurer la paix au Darfour, elle s’interdit d’envoyer un message fort à Elnour, a estimé le conseiller présidentiel et ancien ministre des Affaires étrangères soudanais Moustafa Osman Ismail. « Les Français parlent d’impunité, mais la pratique du gouvernement français représente la plus grande forme d’impunité », a-t-il déclaré.

Le conflit du Darfour, qui oppose des tribus africaines au gouvernement en majorité arabe, a fait au moins 200.000 morts depuis le début des combats en 2003 et provoqué le déplacement de quelque 2,5 millions de personnes.

Al-Oufok

Discours de Jean-Marc Ayrault sur l’Afghanistan devant l’assemblée nationale (Vidéo)

vendredi, avril 4th, 2008 par Clovis Casadue

Les vrais chiffres: la France enverra plus d’un millier d’hommes en Afghanistan

vendredi, avril 4th, 2008 par Clovis Casadue

En matière militaire, le diable se niche souvent dans les détails. Alors que le président de la République a bien annoncé, hier à Bucarest, l’envoi d’un renfort de 700 hommes en Afghanistan, les effectifs français présents dans ce pays vont augmenter d’un bon millier d’ici à l’automne prochain. Voici pourquoi et comment:

1) Il y aura d’abord les 700 hommes du bataillon, aujourd’hui affecté à la Reserve stratégique de l’Otan (NSR). Cette unité remplacera des Américains, qui partiront dans le sud de l’Afghanistan. Comme l’a précisé Nicolas Sarkozy, ils seront déployés dans l’Est du pays. « Nous voulions une continuité géographique avec Kaboul, où nous sommes déjà. C’est plus simple en termes logistiques et donc moins coûteux » explique-t-on au ministère de la Défense. Ce renfort devrait coûter de l’ordre de 150 millions d’euros par an. La date (« A l’été » dit-on au ministère) et le lieu exact du déploiement n’est pas encore connu. Des discussions sont en cours avec les différents états-majors de l’Otan (Kaboul, Bruxelles, Brussum). Les troupes actuellement désignées pour cette mission sont issues de la 11ème Brigade parachutiste, en particulier du 8ème RPIMa. Mais, si leur déploiement tarde un peu, les paras pourraient passer leur tour et la mission reviendrait sans doute aux troupes de montagne.

2) A côté de ce nouveau renfort, deux renforts étaient déjà programmés et annoncés:

– En aout, la France doit prendre, pour la deuxième fois, la responsabilité de la RCC (Regional Command Capital), c’est à dire la région de Kaboul. C’est un commandement tournant entre trois pays : France, Italie et Turquie. Pour assumer cette responsabilité, un état-major ainsi que des moyens de soutien et de protection seront envoyés à Kaboul, en plus du bataillon français présent dans la capitale. Soit 300 hommes supplémentaires. Cette mission durera environ un an.

– Dans le cadre de son effort de soutien à l’armée nationale afghane, la France avait prévu d’envoyer une cinquième équipe d’OMLT (Operationnal Mentoring Liaison Team) dans la province d’Oruzgan, un secteur confié aux Hollandais. L’effectif de cette OMLT sera d’environ 80 hommes, issus pour l’essentiel du 2ème Régiment étranger d’infanterie (REI).

Faisons l’addition : 700 + 300 + 80 = plus d’un millier de militaires, qui viendront s’ajouter aux 1500 actuellement présents dans le pays.

Les forces spéciales ne retourneront pas en Afghanistan

Le COS n’enverra pas un nouveau détachement, même si l’hypothèse a été sérieusement étudiée. Les forces spéciales ont été présentes en Afghanistan de la mi-2003 à la fin 2006, dans le cadre de l’opération Arès. « Les forces spéciales doivent être employées dans des opérations spéciales », explique un responsable militaire. Or, la mission confiée aux Français s’apparentera à du « contrôle de zone » dans un secteur difficile. Un travail pour l’infanterie légère. Les leçons de Spin Boldak (où avait été engagé le COS) semblent avoir été tirées. En revanche, le COS poursuivra sa participation à la formation des forces spéciales afghanes.

Secret Défense

 

La France est une cible terroriste

mercredi, avril 2nd, 2008 par Clovis Casadue
La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a déclaré aujourd’hui que la France était de longue date « une des cibles du terrorisme » et qu’imputer ce risque à l’envoi de renforts militaires français en Afghanistan relevait d’une « illusion totale ».
Interrogée sur LCI sur le fait de savoir si la France n’aurait pas été « plus tranquille à ne pas y aller », la ministre a rétorqué: « c’est une illusion totale ».

« Nous sommes une cible potentielle, a-t-elle ajouté, le risque est là depuis déjà plusieurs années et il durera encore ».

« Cela implique une très grande et constante vigilance », nécessitant une protection « par du renseignement » et une « surveillance d’Internet constante »,a-t-elle dit.

La CIA confirme la localisation des otages dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas

mercredi, mars 26th, 2008 par Clovis Casadue

La CIA vient d’indiquer que les ravisseurs se cachent au Mali, plus précisément dans la zone Tigharghar, dans la région de Kidal, dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas, près des frontières avec l’Algérie.

Pendant ce temps, un communiqué publié par Al-Qaïda sur internet jihadiste indique que l’ultimatum a été prolongé jusqu’au dimanche prochain à minuit, afin de donner une nouvelle chance aux autorités autrichiennes.

Source : El-Khabar

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Dégradation de la situation pour les otages autrichiens

lundi, mars 24th, 2008 par Clovis Casadue
L’armée malienne a envoyé 200 soldats à Kidal (1) après que les affrontements se soient prolongés samedi avec les rebelles touaregs de l’Alliance Touareg Niger Mali emmenés par Ibrahim Ag Bahanga.

Selon une source militaire anonyme, une patrouille de l’armée serait tombée dans un guet-apens à 10km au nord d’Abeibara (3). Aucun bilan officiel n’est disponible mais l’armée régulière aurait subit de lourdes pertes selon, selon la même source.

Jeudi dernier, les rebelles de l’Alliance Touareg Niger Mali avaient ouvert le feu sur un avion C-130 de l’armée américaine qui survolait la localité de Tinzaouatène (4), obligeant l’appareil à effectuer un atterrissage d’urgence. Vendredi, les hommes Ibrahim Ag Bahanga capturaient 33 soldats de, toujours dans la localité de Tinzaouatène.

Le conflit entre les rebelles et l’armée malienne se serait étendu jusqu’a la ville de Boughessa dimanche en milieu de matinée (cercle intérieur de la carte placée ci-dessous).

Dans un tel contexte, et malgré l’expiration dimanche soir de l’ultimatum d’Al-Qaïda au Maghreb, on imagine mal que la libération des otages autrichiens puisse avoir lieu. Plusieurs journaux autrichiens indiquaient dimanche matin un possible report de l’ultimatum.

Cela d’autant plus que, malgré les déclaration du dirigeant autrichien Jörg Haider qui avait affirmé samedi que Seif al-Islam Kadhafi était en contact avec les ravisseurs, la Fondation Kadhafi a nié dimanche tout « contact direct ou indirect » avec les ravisseurs des deux Autrichiens enlevés en février en Tunisie, dans un communiqué publié à Tripoli. Information qui démontre également une très nette dégradation de la situation pour les deux otages.

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Le cercle inférieur indique les zones de combats entre les forces rebelles et l’armée malienne

Le cercle extérieur indique la zone ou les otages autrichiens seraient détenus

Le point 2 indique la base arrière des salafistes du GSPC/QJMI

 

Clovis pour ReOpen911

Lire également : Alger réaffirme ne pas « être concernée » par l’affaire des otages autrichiens

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Retour sur les essais atomiques français dans le Sahara algérien (Vidéo)

mardi, mars 18th, 2008 par Clovis Casadue

Bien qu’aucun bilan n’ait été établi, le nombre de victimes des essais nucléaires aériens ou souterrains effectués au Sahara augmente inexorablement, souvent dans l’anonymat.

La France n’exclut pas une contribution matérielle pour le traitement des effets des essais nucléaires effectués durant l’époque coloniale en Algérie. C’est ce que révèle Son Excellence, l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, dans une déclaration, rapportée hier par notre confrère Echourouk, qui affirme l’envoi dans ce cadre d’une équipe d’experts sur les lieux des explosions pour enquêter sur les dégâts causés aux habitations. Le diplomate français a précisé que son gouvernement réagira en fonction des résultats des enquêtes. Il a cependant révélé que le président Sarkozy a demandé à son homologue algérien, lors de sa visite d’Etat qu’il a effectuée début décembre, de séparer le dossier des essais nucléaires de Reggane de la coopération dans le domaine du nucléaire civil.

Autre révélation de M. Bajolet, le président Sarkozy a proposé à M. Bouteflika, selon lui, « la prise en charge médicale des victimes des mines antipersonnel implantées en Algérie à l’époque coloniale ». Il reste que si la France a attendu 45 ans après pour révéler l’implantation des mines antipersonnel posées le long de nos frontières, aucune cartographie des sites des dépôts des déchets radioactifs n’a été fournie à l’Algérie à ce jour. Paris refusait toujours d’ouvrir ses archives militaires concernant ce contentieux, sous prétexte d’un prétendu « secret défense » ou en évoquant ses engagements vis-à-vis du TNP. Pourtant, ces essais nucléaires ont eu de graves conséquences sanitaires et écologiques dans le sud du pays, d’où cette exigence d’ouverture des archives de l’armée française en vue de connaître la vérité.

Les essais nucléaires aériens ou souterrains effectués au Sahara ont produit de grandes quantités de déchets, enfouis seulement à quelques centimètres de profondeur, et fait beaucoup de victimes. Leur nombre augmente inexorablement, souvent dans l’anonymat. A ce jour, aucune liste n’est établie. L’absence de dépistage et d’archives sanitaires occulte les innombrables maladies comme le cancer et les décès entraînés par les radiations. Les victimes ne sont pas seulement les habitants des zones où les expériences ont eu lieu, mais même ceux se trouvant loin de cette zone.

La France coloniale a effectué son premier essai en Algérie le 13 février 1960 à Reggane sous le code « La Gerboise bleue ». Selon des chercheurs algériens, 17 essais nucléaires au total ont été menés par la France au Sahara, dont 4 à Reggane, entre 1960 et le retrait définitif de l’armée française de cette région en 1967. On estimait à au moins 30 000 victimes algériennes de ces expériences. Le dossier des essais nucléaires français en Algérie a été ouvert en 1996. Mais depuis cette date, rien ou presque n’est fait pour se débarrasser de ce legs empoisonné. La France devait pourtant prendre sa responsabilité juridique. Outre l’aide technique qu’elle est en devoir de fournir en matière de décontamination, elle doit ouvrir ses archives, mettre des noms sur tous les lieux secrets où les bombes avaient explosé.

Rabah Beldjenna

Filière irakienne : un Français en garde à vue à la DST

dimanche, février 17th, 2008 par alyusi
Un Français de 26 ans, soupçonné d’appartenir à la filière irakienne du XIXe arrondissement de Paris accusée d’avoir recruté et envoyé des jihadistes vers l’Irak, a été placé en garde à vue jeudi par la Direction de la surveillance du territoire (la DST) à son retour en France, selon une source proche du dossier. Au terme de sa garde à vue, il devrait être présenté au parquet anti-terroriste dimanche matin.

Les juges antiterroristes Philippe Coirre et Jean-Marc Trévidic ont clos leur instruction sur cette affaire fin novembre et sept personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel. Toutes sont poursuivies pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Un chef d’accusation passible de 10 ans de prison. Le cas du jeune Français en garde à vue a été disjoint.

Condamné à 15 ans de prison en Irak, il s’est évadé

Venant de Damas, il a lui-même « souhaité son retour » et est « heureux d’être de retour sur le territoire », a commenté son avocat, en confirmant une information du Monde. Arrêté à Falloujah en Irak en décembre 2004 par les forces américaines, il avait été placé en détention provisoire dans différents camps, dont celui d’Abou Ghraib. Il avait été condamné à 15 ans de prison le 3 juillet 2006 par le tribunal correctionnel de Bagdad. Il affirme avoir été victime de tortures de la part d’officiers américains lorsqu’il était détenu à Abou Ghraib. Son avocat a d’ailleurs déposé une plainte à Paris pour notamment séquestration, détention arbitraire et torture.

Transféré à la prison de Badouche, il s’était évadé en mars 2007, à la faveur d’une attaque de combattants islamistes. Depuis, il vivait en Syrie, selon une source proche du dossier. « Il va pouvoir témoigner des conditions de sa détention et des actes de tortures qu’il a subis de la part d’officiers américains » à la prison d’Abou Ghraib, a fait valoir son avocat.

L’enquête sur la filière irakienne avait débuté en septembre 2004 à la suite de l’identification d’un jeune Français originaire du XIXe arrondissement, tué deux mois plus tôt à Falloujah lors de bombardements américains.

Terroristes en France : les menaces du forum islamiste Al-Ekhlas

lundi, janvier 21st, 2008 par alyusi
Le 4 janvier 2008, le forum islamiste Al-Ekhlas affiche le message d’un participant se faisant appeler Al-Murabit Al-Muwahhid (littéralement : le combattant monothéiste du jihad) qui énumère les avantages d’un attentat à Paris. Il estime qu’un tel attentat entraînerait l’effondrement de l’économie française et servirait d’avertissement aux autres pays européens « qui collaborent à la guerre contre les pays musulmans ». Un attentat briserait en outre le « siège de la sécurité » imposée à la population musulmane de France et permettrait la création de cellules terroristes actives dans les capitales des pays européens voisins. Après avoir fourni une liste de cibles possibles, composée d’attractions touristiques et de lieux à haute fréquentation, l’auteur spécule sur les conséquences d’un tel attentat et le bénéfice qu’en tirerait le djihad mondial.

Ce texte a suscité de nombreuses réactions, notamment des suggestions à caractère pratique concernant le type d’attaque à perpétrer, les cibles possibles, etc.

Voir la traduction des messages sur MecanopolisBlog

Dix personnes dont deux Français inculpées pour « complot » à Abidjan

jeudi, janvier 17th, 2008 par alyusi
Huit Ouest-Africains et deux Français, dont un journaliste, ont été inculpés et écroués mercredi à Abidjan pour « attentat » et « complot contre l’autorité de l’Etat », a annoncé jeudi la justice ivoirienne.

Dix personnes – trois Ivoiriens, quatre Maliens, un Gambien et deux Français – « ont été appréhendées et déférées à mon parquet mercredi 16 janvier », a déclaré le procureur de la République Raymond Tchimou, sans préciser les identités.

Elles avaient été « inculpées et placées sous mandat de dépôt » par un juge d’instruction pour « attentat, complot contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité nationale, participation à une bande armée, atteinte à l’ordre public et non dénonciation d’actes de nature à nuire à la défense nationale », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

Selon des sources proches du dossier, le journaliste arrêté est un photo-reporter indépendant, Jean-Paul Ney, âgé de 31 ans, tandis que le second Français est un chef d’entreprise franco-ivoirien de 43 ans installé de longue date à Abidjan.

Dès le 4 janvier, l’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans Frontières et l’agence Gamma avaient exprimé leur inquiétude sur le sort de Jean-Paul Ney qui a parfois diffusé sa production via Gamma.

Le procureur a expliqué, sans citer de noms, que le journaliste interpellé avait été arrêté par une patrouille de l’unité spéciale de lutte contre le banditisme le 27 décembre vers 23H00, devant le siège de la Radio-télévision ivoirienne.

Le reporter, qui était en possession de « divers appareils électroniques » et de « gris-gris aux bras », était accompagné d’un Ivoirien « muni d’une arme à feu », selon le magistrat.

Les deux hommes ont été transférés à la Direction de la surveillance du territoire (contre-espionnage ivoirien) qui a « mené des investigations sous la direction du parquet d’Abidjan » ayant « abouti à la récupération d’éléments vidéo et d’autres objets servant de pièces à conviction », a ajouté M. Tchimou.

« L’enquête suit son cours », a ajouté le procureur qui n’a pas donné d’autres précisions sur les faits reprochés.

« Nous n’avons qu’un seul pays. Il n’y a pas deux Côte d’Ivoire », a commenté le magistrat. « Il appartient aux Ivoiriens de dénoncer tous ceux qui veulent porter atteinte à l’autorité de l’Etat dans le but simplement d’assouvir des fins personnelles », a-t-il ajouté.

« Nous ferons notre travail pour chacun puisse respecter non seulement les institutions mais aussi l’intégrité tant physique que morale de chacun », a déclaré le magistrat.

Terrorisme : multiplication de menaces confirmant le niveau de risque encouru par la France

jeudi, janvier 17th, 2008 par alyusi

La multiplication des menaces terroristes contre la France ou ses intérêts, notamment via internet, confirme le niveau de risque encouru et accroît la masse de travail des services de renseignement, mais n’entraîne pas une élévation du dispositif de sécurité déjà important, selon les spécialistes interrogés par l’AFP.

A preuve : « le gouvernement n’a pas jugé utile d’élever le degré du +Plan Vigipirate+, qui reste au niveau rouge », soulignaient vendredi ces spécialistes du renseignement, sous couvert de l’anonymat.

Même s’il en est déjà à son stade le plus haut (rouge), cela dure « depuis plusieurs mois », ajoutaient-ils, des modulations restent possibles sans passer au niveau supérieur.

« Il y a des rouges plus foncés que d’autres », remarquait l’un d’eux, le stade actuel « tirant davantage sur l’incarnat plutôt que sur le cramoisi ».

Toutefois, depuis l’assassinat de quatre ressortissants français en Mauritanie aboutissant à l’annulation de l’édition 2008 du rallye Dakar, d’autres menaces ont été proférées.

Sur un site internet, « Al-Ekhlass », parfois utilisé par Al-Qaïda, des messages ont évoqué la possibilité de s’en prendre à des personnalités comme le maire de Paris, Bertrand Delanoë, pour « faire tomber (le président) Sarkozy ».

La protection par le Service de protection des hautes personnalités (SPHP) dont jouissait déjà l’édile de la capitale a été renforcée.

Des lieux sont aussi évoqués comme cibles potentielles, tels que la Tour Eiffel (déjà choisie par les pirates de l’air islamistes de l’Airbus d’Alger à Noël 1994 pour y précipiter l’appareil avant d’être tués par le GIGN à Marseille), ou le quartier de la Défense.

Si ces menaces « ne peuvent être balayées d’un simple revers de main », notait-on récemment au sein d’un service spécialisé, elles ne sont cependant pas considérées comme « fondamentalement » inquiétantes.

Pas davantage la conversation sur ondes courtes captée jeudi au Portugal, révélée par le Monde daté de samedi, évoquant un attentat contre la Tour Eiffel, dont le contenu a été transmis à la France par les autorités portugaises.

Mais, comme ce message faisait état d’une « explosion dans X minutes » (en réalité, « moins de cinq », selon une source policière), la menace a fait long feu.

En revanche, les services français prennent très au sérieux celle que représente « Al-Qaïda-Maghreb », à l’origine d’une série de récents attentats sanglants à Alger, alors qu’un réseau logistique au bénéfice exclusif des terroristes algériens a été démantelé par la DST en décembre dernier.

La récente « tournée » qu’a effectuée le directeur du renseignement, Bernard Squarcini, de l’autre côté de la Méditerranée, « coïncidence dans le temps », dit-on de source policière, puisque prévue de longue date, est quand même arrivée à point nommé.

Elle « faisait partie des rencontres normales entre responsables de services d’un pays à d’autres », a-t-on assuré vendredi au ministère de l’Intérieur où l’on se félicite des bonnes relations existantes : « on travaille très très bien avec eux ».

 

Qaïdat al Jihad au Maghreb Islamique (vidéo)

mardi, janvier 15th, 2008 par alyusi

La France est en « état d’alerte permanent » face aux menaces terroristes

samedi, janvier 12th, 2008 par alyusi

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a affirmé hier que la France est en « état d’alerte permanent » face aux menaces terroristes. « Nous sommes en état d’alerte permanent », a indiqué M. Kouchner sur les ondes de la radio Europe 1, soulignant la nécessité « d’affaiblir le terrorisme international ».

Cette déclaration est venue au moment où les ministères français de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que les services de la DST prennent au sérieux les menaces contre la France diffusées sur un site Internet proche des groupes terroristes. Les évènements qui se sont produits ces derniers temps, la mise en place de « Vigipirate rouge », mais surtout les déclarations faites par de hauts responsables français et des experts de la Direction de la surveillance du territoire (DST), relayées par des médias, confirment les inquiétudes de Kouchner.

Dans ce cadre, le rallye Paris-Dakar, créé depuis 1978, a été annulé pour la première fois sous le double argument des « menaces directes lancées contre la course par des mouvances terroristes » et de la sécurité, suite à l’exécution de quatre touristes français en Mauritanie. Cet attentat, suivi de menaces, a poussé le ministre français des Affaires étrangères, M. Bernard Kouchner, à demander l’annulation du rallye Paris-Dakar. Cette situation a d’ailleurs inspiré certains écrits journalistiques, à l’exemple de Libération qui a relevé qu' »il n’est plus possible de traverser l’immense et magnifique Sahara algérien, pas plus qu’il n’est désormais envisageable de passer au Niger, au nord du Mali, au Tchad et, donc, en Mauritanie ». Et, aux dires du Figaro du 11 janvier, c’est dans ce contexte que des responsables de la police française se sont rendus dans plusieurs pays maghrébins pour relancer la coopération antiterroriste.

Un ex-responsable de la lutte antiterroriste de la DST (1998 à 2004), Louis Caprioli, a signalé que la Direction du contre-espionnage est en possession d’un « ensemble de déclarations qui génèrent une légitimité pour commettre des actes terroristes contre les Français ».

Le conseiller du groupe de gestion et d’analyse des risques Geos n’a pas exclu un retour des attentats terroristes des années 1990. Dans une interview accordée au Figaro et publiée le 10 janvier dernier, il a fait part d’une « montée en puissance » des menaces terroristes contre « les intérêts français », rappelant dans le même temps que « la France ne cesse d’être attaquée dans tous les discours islamistes radicaux ».

M. Caprioli a, en outre, révélé que les terroristes ont des soutiens en France. « Ces dernières années, ces islamistes s’étaient éloignés de l’Algérie pour se tourner vers le djihad afghan. Ils sont visiblement revenus à leurs premières amours et à leur haine de la France », a-t-il précisé, en avisant de la découverte, par la DST, d’un réseau logistique « exclusivement dédié aux maquis algériens ».

Pour mieux lutter contre le terrorisme, les services de la DST ont renforcé davantage leurs liens avec les services étrangers, notamment les services algériens. « Je crois que l’Algérie et la France ont donné l’exemple en matière de coopération et de coordination sécuritaire. Les deux parties doivent tout faire pour que cela continue ». « C’est une question vitale pour tous, aussi bien pour la France que pour l’Algérie », a déclaré récemment l’ancien patron de la DST, Yves Bonnet. Ce dernier a, en outre, plaidé pour la prise des mesures rapidement car, a-t-il expliqué, « il y a des pays qui soutiennent et financent le terrorisme, en particulier ceux du Golfe, à l’instar de l’Arabie Saoudite ».

Paris menacé d’attentats via un site islamique

mercredi, janvier 9th, 2008 par alyusi

Selon plusieurs sources, un appel à des attentats à Paris aurait été lancé sur un site islamique. L’internaute sous le pseudonyme Murabit Muhawed aurait ainsi menacé Bertrand Delanoë, le maire de la capitale française, ainsi que le Président de la République, Nicolas Sarkozy.

Dans son message sur le site islamiste Al-Ekhlass – également utilisé par Al-Qaida –, l’individu s’adresse aux « Moujahidine, notamment de la branche d’Al-Qaida au Maghreb islamique (ex-GSPC) » afin de provoquer « la chute du président Nicolas Sarkozy » et « un effondrement économique en France ». La personne, qui cite des « attentats suicides », précise que plusieurs enseignes sont visées, les aéroports d’Orly et de Roissy, l’Arc de Triomphe, les Galeries Lafayette, le Fouquet’s ou encore la Tour Eiffel.

Voir aussi la traduction des menaces du site islamiste Al-Ekhlass sur MecanopolisBlog