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Les otages autrichiens d’Al-Qaïda sont vivants

vendredi, mai 23rd, 2008 par Clovis Casadue

Les deux touristes autrichiens retenus en otages par Al-Qaïda dans le Sahara depuis février sont vivants et les négociations pour obtenir leur libération progressent, a déclaré mercredi un haut responsable malien. Andrea Kloiber, 43 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont disparu en février alors qu’ils étaient en vacances en Tunisie. Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué leur enlèvement et réclamé la libération de dix islamistes détenus en Algérie et en Tunisie. S’exprimant sous couvert d’anonymat, un haut responsable malien a démenti les rumeurs circulant en Algérie selon lesquelles les deux otages avaient été exécutés par leurs ravisseurs.

Source : JDD

Lie aussi Otages autrichiens d’Al-Qaeda: les émissaires au Mali avancent pas à pas (Vidéo)

Malgré la fin de l’ultimatum Al-Qaïda refuse de les libérer les otages autrichiens

lundi, avril 7th, 2008 par Clovis Casadue

Vienne espère toujours faire libérer ses deux ressortissants aux mains d’Al-Qaïda depuis près de deux mois.

L’ultimatum fixé par la Branche armée d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQM) pour la libération des deux Autrichiens qu’ils retiennent en otages, depuis le 22 février, devait expirer hier à minuit mais un diplomate autrichien a indiqué que la vie des deux otages n’est pas en danger. « La vie des otages n’est pas en danger, nous allons poursuivre les efforts pour la libération de nos compatriotes », a déclaré à l’AFP un membre de l’équipe de diplomates autrichiens venus au Mali pour tenter de négocier la libération d’Andrea Kloiber, 44 ans, et de Wolfgang Ebner, 51 ans, enlevés le 22 février en Tunisie. Vienne négocie principalement par le biais d’une mission de quatre négociateurs déployés depuis la mi-mars au Mali, pays où les otages seraient détenus.

Les propos optimistes du diplomate autrichien laissent accroire que les négociations en vue de la libération des deux otages devraient se poursuivre après l’expiration de l’ultimatum. Selon une autre source proche des négociations, les choses avancent « lentement » en raison de difficultés rencontrées pour maintenir le contact avec les ravisseurs qui, selon elle, « bougent beaucoup » dans la zone désertique située entre le Mali et l’Algérie.

En contrepartie de la libération des otages, les ravisseurs avaient initialement exigé la libération d’islamistes détenus en Algérie et en Tunisie, mais, selon des informations de presse non confirmées, ils ont également exigé le versement d’une rançon de 5 millions d’euros. La radio publique autrichienne ORF a ensuite affirmé qu’ils avaient ajouté des conditions supplémentaires : l’augmentation de la rançon, le retrait des soldats autrichiens déployés en Afghanistan et la libération d’un couple d’islamistes condamnés le 10 mars à Vienne pour avoir diffusé une vidéo menaçant d’attentats l’Autriche et l’Allemagne.

Selon la presse autrichienne, le caractère erratique des exigences prêtées aux ravisseurs, un groupe islamiste rallié à Al-Qaïda en 2006, laisserait entendre qu’ils pourraient être mus par des considérations plus financières qu’idéologiques. Dans un « dernier ultimatum » publié le 24 mars, la Branche d’Al-Qaïda au Maghreb avait donné à Vienne jusqu’au dimanche 6 avril 2008 à minuit pour négocier la libération des otages. « L’Algérie et même l’Autriche ne sont pas prêtes à libérer des islamistes armés emprisonnés. C’est clair que la rançon reste l’élément essentiel de l’affaire. Comme la convoyer de manière sécurisée, c’est le fond, ce sera le fond de l’affaire même si, actuellement, personne n’en parle officiellement », a estimé, hier, une autre source proche du dossier à Bamako. Dans cette affaire, la plus grande incertitude demeure l’endroit exact où sont détenus les deux Autrichiens. Selon Anton Prohaska, l’émissaire autrichien dépêché à la mi-mars au Mali, les deux otages sont « au nord du Mali ou au sud de l’Algérie ». Mais « ils ne sont probablement pas à un endroit fixe », a-t-il précisé. Anton Prohaska a révélé également qu’il n’avait pas noué de contact direct avec les ravisseurs et négociait par l’intermédiaire des services du président malien Amadou Toumani Touré, qu’il a chaudement remercié. « Nous travaillons d’arrache-pied avec nos amis maliens », a-t-il déclaré à l’AFP à Bamako.

Otages autrichiens : Que disent les « faits » ?

mercredi, avril 2nd, 2008 par Clovis Casadue
Le 2 novembre 2007, le Comité Droits de l’Homme de l’ONU épingle l’Algérie dans un rapport et demande au gouvernement algérien de faire toute la lumière sur les massacres de la guerre civile entre 1992 et 2002. Pire que ça, le rapport appelle même à ce que le gouvernement : « mettre en oeuvre le plus rapidement possible ces recommandations au regard du climat d’impunité qui prévaut toujours en Algérie. » Ce qui équivaut à mettre directement en cause l’armée algérienne, soupçonnée d’avoir commis nombres d’exactions pendant cette période.

Le 11 décembre 2007, un attentat frappe les bureaux de l’ONU et fait 67 morts. Il est revendiqué par « Al-Qaeda au Maghreb islamique ».

Le 12 décembre 2007, la commissaire européenne aux Relations extérieures autrichienne Benita Ferrero-Waldner, qui a qualifié cet attentat d’« actes odieux contre des civils », a émis l’espoir « que les responsables de cet acte horrible seront traduits en justice », selon les termes d’un communiqué.

Le 17 janvier 2008, le « ton monte » entre l’ONU et Alger. Ban Ki Moon exprime publiquement ses doutes et interrogations sur la version des autorités algérienne et leur compétence à mener une enquête. Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies nomme un groupe d’enquête indépendant « afin d’établir tous les faits » sur l’attentat du 11 décembre 2007. La classe politique algérienne est unanime à affirmer son opposition à l’ouverture de cette enquête indépendante en Algérie.

Le 6 février 2008, le ministère de l’intérieur algérien annonce avoir arrêté cinq islamistes qui seraient les auteurs des attentats des représentations de l’ONU à Alger du 11 décembre 2007. On n’en saura guère plus sur l’identité des présumés terroristes.

Le 22 février 2008, Andrea Kloiber et Wolfgang Ebner sont kidnappés par « Al-Qaeda au Maghreb islamique ».

Le 2 mars 2008, la commissaire européenne aux Relations extérieures autrichienne Benita Ferrero-Waldner se rend en Algérie dans le cadre des négociation de la politique européenne de voisinage (PEV). C’est un échec. A propos des hydrocarbures, l’UE menace de passer des accords économiques avec d’autres Etats, comme l’Egypte, si l’Algérie de traite pas à ses conditions et, également pour faire pression, promet de multiplier ses domaines d’intervention et d’assistance dans le champ de « la démocratie et des droits de l’homme ».

Le 10 mars 2008 « Al-Qaeda au Maghreb islamique » revendique le kidnapping des deux autrichiens.

Source : ReOpen

La CIA confirme la localisation des otages dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas

mercredi, mars 26th, 2008 par Clovis Casadue

La CIA vient d’indiquer que les ravisseurs se cachent au Mali, plus précisément dans la zone Tigharghar, dans la région de Kidal, dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas, près des frontières avec l’Algérie.

Pendant ce temps, un communiqué publié par Al-Qaïda sur internet jihadiste indique que l’ultimatum a été prolongé jusqu’au dimanche prochain à minuit, afin de donner une nouvelle chance aux autorités autrichiennes.

Source : El-Khabar

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Dégradation de la situation pour les otages autrichiens

lundi, mars 24th, 2008 par Clovis Casadue
L’armée malienne a envoyé 200 soldats à Kidal (1) après que les affrontements se soient prolongés samedi avec les rebelles touaregs de l’Alliance Touareg Niger Mali emmenés par Ibrahim Ag Bahanga.

Selon une source militaire anonyme, une patrouille de l’armée serait tombée dans un guet-apens à 10km au nord d’Abeibara (3). Aucun bilan officiel n’est disponible mais l’armée régulière aurait subit de lourdes pertes selon, selon la même source.

Jeudi dernier, les rebelles de l’Alliance Touareg Niger Mali avaient ouvert le feu sur un avion C-130 de l’armée américaine qui survolait la localité de Tinzaouatène (4), obligeant l’appareil à effectuer un atterrissage d’urgence. Vendredi, les hommes Ibrahim Ag Bahanga capturaient 33 soldats de, toujours dans la localité de Tinzaouatène.

Le conflit entre les rebelles et l’armée malienne se serait étendu jusqu’a la ville de Boughessa dimanche en milieu de matinée (cercle intérieur de la carte placée ci-dessous).

Dans un tel contexte, et malgré l’expiration dimanche soir de l’ultimatum d’Al-Qaïda au Maghreb, on imagine mal que la libération des otages autrichiens puisse avoir lieu. Plusieurs journaux autrichiens indiquaient dimanche matin un possible report de l’ultimatum.

Cela d’autant plus que, malgré les déclaration du dirigeant autrichien Jörg Haider qui avait affirmé samedi que Seif al-Islam Kadhafi était en contact avec les ravisseurs, la Fondation Kadhafi a nié dimanche tout « contact direct ou indirect » avec les ravisseurs des deux Autrichiens enlevés en février en Tunisie, dans un communiqué publié à Tripoli. Information qui démontre également une très nette dégradation de la situation pour les deux otages.

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Le cercle inférieur indique les zones de combats entre les forces rebelles et l’armée malienne

Le cercle extérieur indique la zone ou les otages autrichiens seraient détenus

Le point 2 indique la base arrière des salafistes du GSPC/QJMI

 

Clovis pour ReOpen911

Lire également : Alger réaffirme ne pas « être concernée » par l’affaire des otages autrichiens

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Regain de violences entre l’armée et les hommes de l’ex-rebelle touareg Ag Bahanga

samedi, mars 22nd, 2008 par Clovis Casadue

Alors que les négociations des otages autrichiens piétine, cinq civils et trois militaires maliens ont été tués ainsi que 33 militaires enlevés à Tinzaouatène, localité de la région de Kidal.C’est le chef des rebelles Touareg, Ag Bahanga, qui aurait lancé cette attaque, toujours selon l’AFP. En réalité, c’est une réplique de l’armée malienne car les rebelles ont failli flinguer, la veille, un avion militaire américain qui larguait des vivres à des troupes gouvernementales isolées à Tinzaouatène.

Ce que confirme un porte-parole du Pentagone à Washington, le commandant Ron Hill : L’avion, un C-130, n’a eu que des dommages mineurs, quelques trous dans le fuselage. Il se trouvait au Mali dans le cadre d’un exercice, Flintlock 2007, organisé dans le cadre d’un programme dit de « partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme » (TSCTP).

A noter que l’exercice Flintlock 2007 était programmé du 22 août au 7 septembre 2007.

ll y a quelques années, avant son arrestation, Mokhtar Benmokhtar alias El-Para avait trouvé refuge auprès des rebelles touareg de la région, et en particulier auprès de Ag Bahanga. Et c’est le même El-Para dont le GSPC/QJMI demandait la libération dans leur premier communiqué, le 10.3, en échange des otages autrichiens.

L’étrange itiniéraire des otages autrichiens en Tunisie

vendredi, mars 21st, 2008 par Clovis Casadue

Andrea Kloiber (43), infirmière, et Wolfgang Ebner (51) conseiller fiscal, quittent l’Autriche le 8 février dernier, pour se rendre en Tunisie où ils ont prévu d’effectuer une excursion avec leur 4×4.

9.2 : Ils embarquent dans un ferry à Gêne (I)

10.2 : Arrivée à Tunis (1)

13.2 : Ebner retire 300 euros dans un bancomat de à Gafsa (2)

14.2 : le couple envoie une carte postale depuis Kebili (3)

18.2 : Ebner téléphone à son fils Bernard à 15h34, depuis Matmata (4).

22.2 : Ebner et Kloiber sont enlevé dans le région de Tebessa et Oued Souf par la katiba al-fath al-moubine

24.2 : Les otages sont remis à la katiba Tarik Ibn Ziad (voir ici), sans doute en Libye,

26.2 : Les otages sont placé dans la région de Kidal, au Mali.

10.3 : le GSPC/QJMI revendique l’enlèvement sur le site Al-Eekhlas.

Ce qui est surprenant, c’est que les deux autrichiens aient modifié leur itinéraire initial, qui est un trajet assez standard dans ce genre d’excursion, après leur dernière communication téléphonique le 18 février, pour remonter, depuis Matmata, dans le nord-est tunisien et de franchir la frontière algérienne. Cela n’est pas très logique, d’une part parce que la région de Tébessa et Oued Souf n’offre aucune particularité aux touristes et plus encore parce que les deux autrichiens n’ont prévenu personne du changement de leur programme. De là à imaginer que c’est sous la contrainte qu’ils ont du, depuis Matmata, rejoindre l’Algérie, il n’y qu’un pas.

D’autant plus que les autorités tunisiennes (qui ont plutôt la réputation de savoir ce qui se passe dans leur pays) s’entêtent à donner une version qui indique que les deux touristes seraient descendus plus au sud, al El Borma, où ils se seraient fait kidnapper.

Version qu’un officier de Ali-Khodja (nom du siège du ministère de la Défense algérien) a très vite démenti, dans le quotidien Annahar, en confirmant l’enlèvement sur le sol algérien, dans la région de Tébessa.

Nous plaçons ci-dessous la carte de l’itinéraire prévu par le couple d’autrichiens, ainsi que l’itinéraire effectué.

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Source : ReOpen

Algérie: Mokhtar Belmokhtar condamné à mort par contumace

jeudi, mars 20th, 2008 par Clovis Casadue
L’ancien chef islamiste de la région algérienne de Sahara-Sahel, Mokhtar Belmokhtar, alias Abou El Abbas, a été condamné à mort par contumace par le tribunal criminel de Ghardaïa, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.Mokhtar Belmokhtar, 35 ans, qui était l’émir de la région Sahara-Sahel pour le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), avant son ralliement à Al Qaïda en septembre 2006, était jugé pour l’assassinat de 13 douaniers algériens en février 2006. Parmi les victimes figuraient notamment le directeur régional des douanes Khebouza Abdelkrim.C’est la deuxième fois que Mokhtar Belmokhtar, un ancien d’Afghanistan, est condamné à mort par contumace. Patron de la contrebande de cigarettes de la région Sahel, il serait actuellement réfugié dans le nord du Mali, sa base arrière, dans l’attente du « feu vert » des autorités pour se rendre et bénéficier de la grâce prévue par la charte sur la réconciliation nationale, selon la presse algérienne.

Il a été remplacé à la tête de la zone Sahara-Sahel par Yahyia Abou Ammar, commanditaire présumé de l’enlèvement le 22 février de deux touristes autrichiens, dont il est en train de négocier la libération contre une rançon de 5 millions d’euros et la libération de plusieurs islamistes détenus en Tunisie et en Algérie.

Source : ReOpen

Précisions sur la prise d’otages par QJMI

jeudi, mars 20th, 2008 par Clovis Casadue

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Les touristes autrichiens ont été enlevé le 18 février 2008, non pas dans le sud de la Tunisie comme l’indiquent les médias, mais entre Oued Souf dans l’ouest Tunisien, et Tébéssa, est Algérien, probablement après qu’ils aient franchis la frontière algérienne.

Selon des sources recoupées, c’est la katiba (unité) Oum al-kamakim qui a procédé à l’enlèvement. Cette katiba est dirigée par Gharbi Abdelmalek, recherché depuis 14 ans pour différentes actions terroristes.

La katiba Oum al-kamakim n’a jamais revendiqué une filiation directe à Al-Qaeda Maghreb.

Ayant subi de lourdes pertes dans après un ratissage de la Gendarmerie nationale algérienne en janvier dernier, la katiba Oum al-kamakim n’est plus composée que d’une quinzaine d’hommes armés. L’idée de cette prise d’otage a vraisemblablement été motivée par un besoin urgent de financement.

La katiba Oum al-kamakim ensuite conduit les otages en Libye, où ils ont été remis à la katiba Tarik Ibn Ziad (voir carte).

Cette katiba est une branche déclarée du groupe Al-Moulathamoun, dirrectement affilié au GSPC/Al-Qaeda Maghreb Islamique. Elle est à l’origine de l’assassinat des huit gendarmes à El Oued, le 3 février dernier.

Yahia Djouadi, dit Abou Amar, chef de file des quarante terroristes que compte la katiba, est aussi à l’origine de l’attaque qui a ciblé, en novembre de l’année dernière, un avion militaire à l’aéroport de Djanet (Illizi, dans le Sud-Est algérien). Il aurait été directement chargé, par Abdelmalek Droukdel, alias Abou Moussab Abdelwadoud, chef du GSPC/Al-Qaeda Maghreb Islamique, de collecter l’argent, les armes et les explosifs pour les besoins d’alimenter ses groupes terroristes.

La katiba Tarik Ibn Ziad détiendrait les otages dans la région de l’Adrar des Ifoghas, un massif montagneux situé au nord-est du Mali.

Source : ReOpen

L’Autriche hostile au versement d’une rançon pour ses otages

jeudi, mars 20th, 2008 par Clovis Casadue
Le médiateur autrichien a affirmé mercredi à Bamako que Vienne était, par principe, hostile au versement d’une rançon pour obtenir la libération de des deux ressortissants enlevés au Sahara par l’organisation Qaidat al Jhiad Fil Magreb al-Islami (QJMI).

Ses propos contredisent des propos attribués à des sources proches de la sécurité algérienne selon lesquelles Vienne aurait accepté le principe d’une rançon.

« Le gouvernement autrichien ne passe aucun marché impliquant le versement d’une rançon », a déclaré par téléphone à Reuters le diplomate autrichien, Anton Prohaska, qui n’a fourni aucune précision sur les exigences des ravisseurs.

Il s’est contenté de parler d’une situation « très complexe et très délicate » et a confirmé que l’ultimatum des ravisseurs avait été repoussé d’une semaine, pour expirer désormais dimanche à minuit.

Andrea Kloiber, 43 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont été enlevés fin février dans le Sud-Tunisien alors qu’ils s’apprêtaient à traverser le Sahara. Ils seraient actuellement détenus dans la région désertique de Kidal, dans le nord-est du Mali frontalier de l’Algérie.

« Nous travaillons dur pour obtenir un dénouement heureux à cette affaire (…), nous sommes en contact étroit avec nos amis au Mali (..) à qui nous faisons confiance », a ajouté le diplomate autrichien.

Sur des sites islamistes, l’ex-GSPC rebaptisé QJMI a exigé le versement d’une rançon et la remise en liberté de dix de ses militants emprisonnés en Tunisie et en Algérie en échange de la libération des deux touristes autrichiens.

Pour sa part, le gouvernement malien a mis sur pied un comité spécial interministériel et contacté de hautes personnalités touarègues de la région de Kidal pour tenter d’obtenir leur concours en vue de la libération des otages.

Otages autrichiens : QJMI prolonge l’ultimatum et demande une rançon de 5 millons d’euros

mardi, mars 18th, 2008 par Clovis Casadue

Selon le quotidien indépendant El Djazaïr News, les ravisseurs auraient prolongé leur ultimatum, qui devait s’achever ce soir à minuit, jusqu’au dimanche 23 mars, de sorte à donner un répit aux otages, et sans doute aussi pour mieux focaliser les négociations sur une rançon, dont le montant serait de 5 millons d’euros.

Plusieurs radios maliennes, indiquant une source militaire, ont confirmé hier la présence des ravisseurs dans le nord du pays, localisé dans une région qui couvre 150 km entre Kidal et la frontière algérienne.

D’autres informations font état de la participation de Mokhtar Ben Mokhtar, ex-émir de la zone 9 du GSPC, à l’opération de QJMI, ce qui, en l’état, semble peu probable, même si ce dernier avait plus ou moins été impliqué dans l’enlèvement des touristes dans le Sahara algérien en 2003.

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Maroc :Une explosion dans un cybercafé de Casablanca fait un mort et trois blessés

mercredi, février 27th, 2008 par Clovis Casadue
Un attentat dont les ciconstances restent confuses a fait un mort et trois blessés, dimanche soir 11 mars, dans un cybercafé de Casablanca. Selon la police, deux Marocains se sont introduits dans ce lieu du quartier Sidi Moumen, pour « essayer de consulter des sites Internet faisant l’apologie du terrorisme ». Le fils du propriétaire aurait tenté de les en empêcher, provoquant une bagarre. C’est alors que l’un des deux hommes, qui portait une charge explosive sous ses vêtements, l’a actionnée. C’est du quartier Sidi Moumen que provenaient les treize kamikazes des attentats de Casablanca qui avaient tué 32 personnes en 2003.

Le second homme, qui a tenté de s’enfuir, a été interpellé, et son interrogatoire devrait lever les zones d’ombre qui entourent cette affaire, « notamment pour déterminer si l’homme muni d’explosifs planifiait un attentat ailleurs ». Ainsi, a reconnu un responsable des forces de l’ordre, « nous ne savons pas si l’explosion est un attentat-suicide ou si l’engin explosif a été déclenché par inadvertance pendant la dispute ».

La préfecture de Casablanca, elle, est catégorique : « Le cybercafé n’était pas la cible des deux hommes, ils voulaient via Internet recevoir des instructions pour commettre leurs attentats ailleurs », a estimé un responsable.

C’est la première fois depuis les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca qu’une bombe d’origine terroriste explose et fait des victimes au Maroc. Le pays est en alerte depuis une série d’attentats à la bombe le mois dernier en Algérie voisine. Les gouvernements du Maghreb redoutent que la violence s’étende au-delà des frontières de l’Algérie depuis que le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) s’est rebaptisé branche d’Al-Qaida pour le Maghreb islamique, avec l’objectif de fusionner avec d’autres organisations similaires.

Terrorisme : les services européens en état d’alerte

lundi, janvier 21st, 2008 par alyusi

Un groupe pakistanais vient d’être démantelé en Espagne. Et la concentration de nombreux chefs d’État au sommet de Davos fait craindre le pire.

C’est comme si un «Davos parallèle», cette fois-ci formé non de militants altermondialistes mais de dangereux activistes islamistes, s’or­ganisait dans les zones d’ombre de l’Europe. Plusieurs services de renseignement européens ont tiré ce week-end le signal d’alarme, re­doutant que le grand rendez-vous annuel des acteurs clés de la mondialisation, qui s’ouvre mercredi en Suisse, ne soit salué par une meurtrière salve d’attentats. comme le président pakistanais De nombreux dirigeants de la planète Pervez Musharraf profitent en ou­tre de Davos pour faire une tournée européenne.

C’est en Espagne que l’alerte est la plus chaude. Les autorités ont démantelé samedi un groupe d’is­lamistes radicaux, soupçonnés de préparer un attentat à Barcelone. Curieusement, il ne s’agit pas cette fois-ci d’activistes originaires du Maghreb, mais issus du sous-continent indien.

Sur les quinze suspects interpellés, douze sont des Pakistanais et deux autres des Indiens. Le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, affirme dé­tenir des preuves qu’il s’agit d’un «groupe islamiste radical, avec un niveau important d’organisation», qui était sur le point de passer de la «radicalisation idéologique» aux «ac­tions violentes». Divers matériaux destinés à la fabrication d’ex­plosifs ainsi que quatre minuteurs pouvant servir à déclencher des bombes ont été saisis. Les perqui­sitions ont été me­nées dans cinq domiciles du quartier du Raval, près du centre de Barcelone, où vit une forte population immigrée.

«Cellules itinérantes »

Madrid a précisé que cette opération avait pu être menée grâce aux informations recueillies par les services secrets espagnols (CNI) ainsi que par les agences de renseignement d’autres pays. Le CNI aurait averti la DGSE française et le MI 5 britannique de risques d’at­tentats liés à la visite cette se­maine du président Musharraf à Paris et à Londres. Le chef de l’État pakistanais a entamé hier une tournée européenne qui le conduira en Belgique, en France, en Grande-Bretagne et au Forum économique de Davos. Il doit être reçu à l’Élysée demain. Des «cellules itinérantes» formées de militants d’origine pa­kistanaise circuleraient à travers l’Europe.

Depuis les sanglants attentats du 11 Mars , qui avaient fait 191 morts et près de 2 000 blessés à Madrid en 2004, les services espagnols appliquent facilement le «principe de précaution». Mais leurs craintes sont aujourd’hui par­tagées par d’autres agences.

«Depuis quelques semaines, il y a ce que nous appelons un bruit de fond inquiétant, explique un spécialiste français, cela recouvre des échanges accrus de mails entre in­dividus suspects ou des voyages transfrontaliers. Et, bien sûr, des consignes données sur Internet par les idéologues d’al-Qaida pour frapper les Européens et les Occidentaux d’une manière plus générale.» Les ser­vices français se sont récemment alarmés d’appels croissants à frapper la France, émanant de mouvance d’al-Qaida au Maghreb islamique (ex-GSPC), notamment en raison de la solidarité avec Wa­shington affirmée avec une conviction nouvelle par Nicolas Sarkozy. Et si, à Paris, l’on redoute surtout les activistes venus du Maghreb, on rappelle que quelque 50 000 Pakistanais pour la moitié clandestins résident en France.

La menace est donc perma­nente, mais particulièrement vive cette semaine. Le Forum de Davos réunit plus de 2 500 participants, dont un plateau unique de grands patrons et de dirigeants politiques. Outre Pervez Musharraf, sont attendus le premier ministre britannique Gordon Brown ainsi que la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice. Et l’on sait que les djihadistes aiment les symboles, comme lorsqu’ils avaient endeuillé Londres en 2005, au moment où Tony Blair présidait un sommet du G8 en Écosse.

Voir également la traduction des menaces du site islamiste Al-Ekhlas sur MecanopolisBlog 

Qaïdat al Jihad au Maghreb Islamique (vidéo)

mardi, janvier 15th, 2008 par alyusi

Paris menacé d’attentats via un site islamique

mercredi, janvier 9th, 2008 par alyusi

Selon plusieurs sources, un appel à des attentats à Paris aurait été lancé sur un site islamique. L’internaute sous le pseudonyme Murabit Muhawed aurait ainsi menacé Bertrand Delanoë, le maire de la capitale française, ainsi que le Président de la République, Nicolas Sarkozy.

Dans son message sur le site islamiste Al-Ekhlass – également utilisé par Al-Qaida –, l’individu s’adresse aux « Moujahidine, notamment de la branche d’Al-Qaida au Maghreb islamique (ex-GSPC) » afin de provoquer « la chute du président Nicolas Sarkozy » et « un effondrement économique en France ». La personne, qui cite des « attentats suicides », précise que plusieurs enseignes sont visées, les aéroports d’Orly et de Roissy, l’Arc de Triomphe, les Galeries Lafayette, le Fouquet’s ou encore la Tour Eiffel.

Voir aussi la traduction des menaces du site islamiste Al-Ekhlass sur MecanopolisBlog

Communiqué de Qaïdat al Jihad au Maghreb Islamique à propos des attentats en Mauritanie

vendredi, janvier 4th, 2008 par alyusi

Le 29 décembre 2007, Qaïdat al Jihad au Maghreb Islamique (QJMI) a déposé un communiqué sur le site islamiste http://al-hesbah.com revendiquant la responsabilité de l’attentat du 26 décembre 2007 sur la base militaire d’El-Ghallaouiya en Mauritanie. C’est la première fois que QJMI revendique un attentat en Mauritanie.

Le message a indique «Cette attaque survient à un moment où le ciel de [la capitale] Nouakchott est ternie par le drapeau israélien flottant contre lui, à un moment où le gouvernement mauritanien est collaboration avec les Croisés pour malmener des jeunes musulmans, affamer le peuple mauritanien tout en protégeant ses maîtres [les Américains] Nous appelons avec enthousiasme les jeunes musulmans à nous pour se battre contre les Croisés »

Dans ce communiqué, l’organisation a également revendiqué la responsabilité d’une série d’attaques menées simultanément contre 10 cibles militaires dans la région de la Kabylie en Algérie, précisant que ces attaques ont été menées sous le commandement d’Abou Younes, qui a remplacé Sufyan Abou Haydara comme Emir d’Al-Qaïda du Commandement central en Algérie.