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Le gouvernement libanais intronisé sous l’oeil d’Israël

vendredi, août 15th, 2008 par Clovis Casadue

Alors que le président, Michel Sleimane, doit rencontrer Bachar Al Assad lors d’un sommet Liban-Syrie, aujourd’hui et demain, le gouvernement d’union nationale du premier ministre, Fouad Siniora, est officiellement entré en fonction, hier, après le vote de la confiance du Parlement, avec cent voix sur cent sept députés présents. Ce vote clôt plusieurs jours de débats houleux entre députés de la coalition majoritaire et de l’opposition, dont le Hezbollah, les orateurs des deux camps se renvoyant la balle et se coupant continuellement la parole au cours de discours fleuves lus à la tribune depuis vendredi.

Si les partis ont fini par enterrer la hache de guerre sur un pacte d’équilibre plus que de confiance, c’est que chacun sait qu’il ne peut gouverner sans l’autre. La majorité doit s’assurer de la « tolérance » de l’opposition pour tenter de reconstruire le pays et organiser des élections législatives en 2009, et les chiites, minoritaires, ont besoin de l’accord qui conforte leurs positions et leur minorité de blocage au sein du gouvernement d’union nationale mis en route par la communauté internationale le 21 mai dernier, à Doha.

Vendredi, le chef du gouvernement a lu sa déclaration de politique générale, un texte controversé fruit de trois semaines d’intenses discussions et de marchandages internes. Toujours au centre du débat, la question du contrôle de l’armement du Hezbollah, dont les représentants politiques tiennent onze postes gouvernementaux. Le compromis en vigueur assure le statu quo du rapport des forces et permet aux « résistants », comme se définissent les membres du Hezbollah, de garder la main sur leurs armes avec la bénédiction des forces politiques. La déclaration souligne en effet « le droit du Liban et de son peuple, son armée et sa résistance de libérer sa terre », notamment les Fermes de Chebaa, une région du Golan revendiquée par le Liban et occupée par Israël.

Ce compromis semble avoir le don d’énerver passablement les responsables israéliens, qui accusent la coalition de Fouad Siniora de céder « sur toute la ligne aux exigences du Hezbollah ». Ils font monter la pression sous prétexte que leurs services de renseignements auraient relevé que le gouvernement libanais n’assurait pas le contrôle des armes livrées au mouvement chiite via la frontière avec la Syrie, exigence fixée par la résolution 1701 des Nations unies.

Désireux de montrer ses muscles, le gouvernement israélien a fait savoir qu’il se mettait en mesure de préparer d’éventuelles opérations au sud du Liban. Hier, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, et l’état-major de l’armée ont ainsi supervisé d’importantes manoeuvres militaires sur le plateau du Golan, qu’Israël occupe depuis 1967. L’ancien premier ministre, de 1999 à 2001, a assuré qu’il se prépare à « une remise en cause de l’équilibre dans la région », un message très rude à destination de la Syrie, et un avertissement fondé presque explicitement sur les mêmes arguments que ceux qui avaient justifié le déclenchement de la guerre de 2006 au Liban.

>Liban : Israël et les Etats-Unis ont voulut décimer l’état-major du Hezbollah le 25 avril dernier

mardi, mai 13th, 2008 par Clovis Casadue

Le gouvernement de Fouad Sanioura a commis une erreur grave, plutôt mortelle, en prenant à la hâte des décisions concernant la Résistance et le Hezbollah, dont la plus importante est l’arrêt du réseau téléphonique qui fut concédé à la résistance pour des raisons stratégiques. Pourquoi ces décisions furent-elle fatale? Parce qu’elles ont fait suite à des nouvelles parues en Israël sur l’échec d’une opération contre la Banlieue sud de Beyrouth qui aurait dû avoir lieu le 25 avril et dont le but était l’assassinat de Hassan Nasrallah et de son état-major… Opération passant justement par l’Aéroport international de Beyrouth.

Suite de l’article sur MECANOPOLIS

>Reprise des combats au Nord du Liban

lundi, mai 12th, 2008 par Clovis Casadue

L’accalmie aura été de courte durée. De violents combats entre partisans et opposants du gouvernement ont repris lundi dans la ville côtière de Tripoli (nord). Une délégation de la Ligue arabe est attendue mardi à Beyrouth pour tenter de trouver une issue à la crise.

A Tripoli, deuxième ville du pays, forces anti et pro-gouvernementales s’affrontaient à coups d’armes lourdes, roquettes, obus de mortier et autres mitrailleuses, ont précisé des responsables des services de sécurité ayant requis l’anonymat. Au moins six personnes ont été blessées dans ces combats.

En revanche, dans les montagnes dominant Beyrouth, dans les bastions druzes du Mont-Liban et du Chouf, le calme était revenu dimanche soir après de violents affrontements qui ont fait au moins 16 morts et plus de 20 blessés dans et autour de la ville de Chouweifat, près de la capitale.

Walid Joumblatt a réclamé l’arrêt du bain de sang, cédant le terrain à son rival Talal Erslan, allié du Hezbollah, pour qu’il confie le contrôle de la zone à l’armée.

Erslan, ennemi héréditaire du clan Joumblatt, a réclamé que les hommes du Parti socialiste progressiste (PSP) de Joumblatt remettent leurs armes lourdes.

Talal Erslan s’est dit prêt à récupérer les armes du PSP dans les montagnes et à les remettre à l’armée libanaise. « Elles doivent être remises dès que possible », a prévenu le rival de Joumblatt lors d’une conférence de presse.

Les dernières victimes portent à 54 le nombre de personnes tuées dans les affrontements au Liban depuis la reprise des hostilités le 7 mai. Il s’agit des violences les plus meurtrières depuis la fin des 15 ans de guerre civile en 1990.

Réunis d’urgence au Caire à la demande de l’Egypte et de l’Arabie saoudite, deux poids lourds sunnites, les ministre des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont annoncé l’envoi au Liban d’une délégation dans le but d’arracher un accord entre les belligérants.

Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a précisé que cette délégation serait emmenée par le Premier ministre du Qatar Hamad bin Jassim al-Thani. Cette mission est attendue mardi à Beyrouth.

Dans un communiqué, l’opposition a réagi à l’initiative en se félicitant de cette visite prévue.

Face à la reprise des violences, plusieurs dizaines de civils ont préféré quitter leur pays à bord de yachts privés et autres bateaux en direction de l’île de Chypre, située à environ 200km au nord-ouest des côtes du pays, soit un trajet de six heures.

Depuis samedi, quelque 180 personnes ont déjà fui le Liban à bord d’une vingtaine de bateaux, dont quelques-uns font la navette entre les deux pays, faisant craindre une possible répétition de l’exode de réfugiés observé durant l’été 2006 lors l’agression israélienne.

Source : Al-Oufok

> La Résistance du Hezbollah contrôle une grande partie de Beyrouth

vendredi, mai 9th, 2008 par Clovis Casadue

Le Hezbollah a pris vendredi le contrôle d’une grande partie de Beyrouth, dont des organes de presse pro-gouvernementaux, au troisième jour d’une campagne de désobéissance qui tourne à la confrontation majeure avec le gouvernement de Fouad Siniora.

D’après des sources proches des services de sécurité, le bilan des trois jours d’affrontements entre combattants des deux camps est d’au moins dix morts et 20 blessés.

Rappelant les heures les plus sombres de la guerre civile qui a déchiré le pays de 1975 à 1990, le bruit sourd des grenades et le craquement des armes automatiques ont continué de résonner durant la nuit tandis que des groupes de jeunes gens armés de fusils d’assaut sillonnaient les rues de la capitale encombrées des carcasses noircies de voitures incendiées.

En fin de matinée, le Hezbollah et ses alliés contrôlaient la totalité de Beyrouth-Ouest à l’exception du quartier de Tarek al-Djadidi, où des combattants pro-gouvernementaux étaient cependant en discussion pour rendre les armes, a dit un responsable de la sécurité.

Dans la matinée, des hommes fidèles au Hezbollah avaient pris le contrôle de la chaîne de télévision pro-gouvernementaleÿ Future News, qui appartient au dirigeant de la coalition au pouvoir Saad al Hariri, et obtenu l’interruption de ses programmes, a déclaré à Reuters un responsable du bureau de la chaîne à Beyrouth. Des hommes en armes ont également fait irruption dans les locaux du journal Al Moustakbal, appartenant aussi à Hariri.

D’après des responsables des services de sécurité, les membres du Hezbollah, accompagnés de combattants du mouvement allié Amal, ont pris le contrôle de plusieurs bureaux du Courant du Futur de Hariri dans la partie occidentale de Beyrouth. Ils les ont remis à l’armée libanaise, qui tente de jouer un rôle neutre dans la crise.

Les combattants du Hezbollah ont également resserré leur emprise sur les axes routiers menant à l’aéroport international de Beyrouth, pratiquement paralysé depuis mercredi. La compagnie aérienne nationale Middle East Airlines a annoncé le report de tous ses vols prévus d’ici samedi.

« Le Hezbollah domine la majeure partie de Beyrouth-Ouest », souligne Paul Salem, directeur du Carnegie Middle East Center à Beyrouth. « Cela affaiblit le gouvernement et le Courant du Futur », ajoute-t-il.

Les violences ont débuté lorsque le gouvernement a déclaré que le réseau de communication* mis en place par le Hezbollah constituait une atteinte à la souveraineté nationale.

Jeudi, cheikh Sayyed Hassan Nasrallah, avait accusé en réponse le gouvernement de lui avoir « déclaré la guerre ». Pour le Hezbollah, unique milice à avoir été autorisée à conserver ses armes après la fin de la guerre civile pour lutter contre l’occupation israélienne dans le sud du pays, ce réseau parallèle de communications fait partie intégrante de ses structures de sécurité.

Israël s’est retiré en 2000 et le sort de l’appareil militaire du Hezbollah est depuis au coeur de la crise politique libanaise.

Saad al Hariri a répondu à Nasrallah en proposant un plan de sortie de crise qui qualifierait de « malentendu » la décision prise par le gouvernement de démanteler le réseau de communications du Hezbollah.

Le Hezbollah, selon sa chaîne de télévision Al Manar, a immédiatement rejeté cette proposition, précisant qu’il s’en tenait aux conditions fixées par Nasrallah.

A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a lancé un appel « au calme et à la retenue » dans une déclaration politique n’ayant pas valeur contraignante. A Ryad, l’Arabie saoudite a réclamé de son côté la tenue d’une réunion d’urgence des ministres arabes des Affaires étrangères pour discuter de la crise.

Voir également Evolution de la situation au Liban heure par heure

>Liban : la France appelle à la retenue et renouvelle son soutien au gouvernement

vendredi, mai 9th, 2008 par Clovis Casadue

La France appelle jeudi soir « à la retenue dans les déclarations comme dans les actes et à la reprise du dialogue dans le cadre institutionnel » au Liban, théâtre de violences entre les partisans de la majorité et de l’opposition.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères indique que Paris « réitère son soutien au gouvernement du Liban ainsi qu’à l’armée dans l’exercice de leurs missions et prérogatives constitutionnelles, notamment de préservation de la stabilité et de la sécurité du pays ».

La France « appelle à l’apaisement et à une résolution pacifique de la crise en cours, se traduisant par un retour rapide au calme, notamment par une réouverture des accès à l’aéroport ».

Dans son communiqué, le Quai d’Orsay « réitère son profond attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à la stabilité du Liban, ainsi qu’à l’unité du pays du Cèdre dans toutes ses composantes ».

Lire également Hassan Nasrallah : “C’est une déclaration de guerre contre la Résistance et ses armes”

>Quatre morts à Beyrouth après une deuxième journée d’affrontements

vendredi, mai 9th, 2008 par Clovis Casadue

Pour la deuxième journée consécutive, de violents affrontements ont opposé partisans de l’opposition et ceux de la majoité parlementaire dans les rues de Beyrouth, faisant quatre morts et huit blessés, alors que les affrontements sectaires se multipliaient dans plusieurs parties du pays.

Selon des responsables de la sécurité libanaise, une mère et son fils sont morts quand une roquette RPG est tombée sur leur appartement dans le quartier de Ras el-Nabeh durant les affrontements. Huit personnes ont été blessées dans les affrontements, précisait-on de même source. Un homme est mort par balle dans le même quartier.

Un membre des forces de sécurité du Parlement a également été tué près de la résidence du président du Parlement Nabih Berri dans le quartier d’Ein al-Tineh, où les combats ont duré plusieurs heures.

Par ailleurs, une autre femme a été tuée par une balle perdue après des tirs de réjouissances dans la banlieue sud de Haret Hreik après un discours du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.

Les combats se sont intensifiés après que le chef du Hezbollah eut menacé de représailles immédiates contre toute attaque contre le mouvement. « Ceux qui tentent de nous arrêter, nous les arrêterons. Ceux qui nous tirent dessus, nous leur tirerons dessus. La main levée contre nous, nous la trancherons », avait lancé Hassan Nasrallah lors d’une conférence de presse retransmise en direct à la télévision depuis le lieu où il se cache.

Jeudi, dans la vallée de la Bekaa (est), les partisans des deux parties ont échangé des coups de feu dans le village de Saadnayel. Ceux du gouvernement ont fermé les principaux axes en faisant brûlé des pneus. A Masnaa, un petit groupe a réussi à bloquer le poste-frontière entre la Syrie et la capitale, ont affirmé des témoins.

Dans la capitale, les habitants se sont réveillés jeudi matin avec de nouvelles lignes de démarcation faites de pneus brûlés et de rues bloquées. Certaines rues restaient fermées et la circulation était faible dans les quartiers ouest de la ville. Dans banlieues est, la vie continuait et les écoles fermées mercredi avaient rouvert leurs portes.

L’armée a déployé des véhicules blindés sur les routes principales et les points de friction, avec des points de contrôle pour procéder à des fouilles des véhicules.

Lire également Hassan Nasrallah : “C’est une déclaration de guerre contre la Résistance et ses armes”

>Israël menace de détruire l’Iran en cas d’attaque

lundi, avril 7th, 2008 par Clovis Casadue

Israël adoptera « une riposte dure » et détruira l’Iran si Téhéran lance une attaque contre l’Etat hébreu, a affirmé lundi le ministre israélien des Infrastructures, Benyamin Ben Eliezer, cité par les médias.

« L’Iran ne va pas s’empresser de nous attaquer car ils comprennent la signification d’un tel acte. Une attaque iranienne contre Israël déclenchera une riposte dure qui provoquer la destruction de la nation iranienne », a affirmé M. Ben Eliezer, membre du cabinet de sécurité, selon les radios israéliennes.

M. Eliezer a fait ces déclarations, d’une rare virulence, à l’occasion d’une réunion à son ministère organisée dans le cadre du plus grand exercice de défense passive de l’histoire d’Israël qui a débuté dimanche.

« Les Iraniens sont conscients de notre force mais continuent de nous provoquer en armant leur allié syrien et (la milice libanaise) du Hezbollah; nous devons y faire face », a ajouté le ministre.

Israël, seule puissance nucléaire du Proche-Orient, accuse l’Iran, dont le président Mahmoud Ahmadinejad a ouvertement appelé à « rayer » Israël de la carte, de vouloir se doter de l’arme nucléaire sous couvert de programme civil. Téhéran dément ces accusations et refuse de renoncer à son programme nucléaire malgré trois trains de sanctions votés par le Conseil de sécurité de l’ONU.

Concernant l’exercice de défense passive en cours dans le pays, le ministre a ajouté: « Cet exercice n’est pas un scénario imaginaire. La réalité dans le futur pourrait être plus grave que ce qu’on l’on imagine aujourd’hui ».

« Nous nous trouvons face à une réalité où les civils se retrouvent sur la ligne de front. Dans une guerre future, il sera plus sûr de vivre à Naharya et Shlomi (dans le nord d’Israël) qu’à Jérusalem et Tel-Aviv car j’imagine que des centaines de roquettes peuvent s’abattre sur Israël », a encore dit le ministre.

Assurant qu’il fallait se « préparer aux pires scénarios », il a toutefois assuré que l’exercice de défense passive « n’est en aucune manière une menace contre nos voisins mais uniquement une préparation à toute éventualité ».

Selon un rapport confidentiel mais publié le 24 mars par le quotidien israélien Yédiot Aharonot, une pluie de missiles tirés par le Hezbollah chiite libanais et l’Iran s’abattrait sur Tel-Aviv et sa région en cas d’une guerre hypothétique avec Israël.

Le rapport a été rédigé par l’Administration pour l’économie d’urgence, un bureau gouvernemental chargé des situations d’urgence, et transmis aux ministères concernés ainsi qu’aux collectivités locales.

« Des centaines de morts, des milliers de blessés, des tirs de barrage de missiles contre la région de Tel-Aviv, paralysie totale de l’aéroport international Ben Gourion, axes routiers bombardés sans relâche, effondrement du système d’adduction d’eau, longues coupures d’électricité: c’est ce qui se passera durant la prochaine guerre », indique le rapport cité par le quotidien.

L’exercice de défense passive, qui doit durer cinq jours, a pour but de préparer la population israélienne a des attaques d’armes conventionnelles – comme les roquettes Katioucha tirées à l’été 2006 par le Hezbollah libanais – ou des attaques de missiles armés de têtes chimiques et bactériologiques.

Source : Romandie.ch

Le Hezbollah planifierait de lancer un drône chargé d’explosifs à l’assaut d’une ville israélienne

lundi, avril 7th, 2008 par Clovis Casadue

Selon une information révélée aujourd’hui par le Jérusalem post, le Hezbollah pourrait tenter de venger la mort de son chef opérationnel Imad Moughniyeh en lançant un drône chargé d’explosifs à l’assaut une ville israélienne.

La mort d’Imad Moughniyeh, tué dans une explosion d’origine indéterminée à Damas le 12 février dernier, est considérée par le Hezbollah comme étant le résultat d’une opération israélienne, à laquelle la milice Shi’ite a promis de répondre par une « guerre ouverte « avec Israël.

Quatre de ses drônes ou avions sans pilotes, de fabrication iranienne, avaient été lancés contre Israël durant la Seconde Guerre du Liban en 2006. Deux d’entre eux avaient été abattus en vol par l’armée israélienne, et les deux autres s’étaient écrasé peu après leur décollage.

Disposant d’un rayon d’action de 150 Km, ces avions sans pilotes peuvent atteindre une vitesse de 300 Km par heure et transporter une charge explosive de 45 Kg.

Israël s’apprête à réaliser son plus important exercice militaire

samedi, avril 5th, 2008 par Clovis Casadue

Israël prévoit réaliser le plus important exercice jamais fait face à d’éventuelles attaques massives de missiles par l’Iran et la Syrie. Le gouvernement a préparé cinq jours d’exercice qui se tiendront en avril et qui simuleront des attaques de missiles conventionnels et non conventionnels par l’Iran, le Liban et la Syrie. Les officiels ont déclaré que les exercices ont pour but de mesurer le temps de riposte de même que l’évacuation des villes frappées par des missiles ennemis.

L’exercice, qui doit débuter le 6 avril, a été organisé par l’Autorité nationale des urgences. L’Autorité a été créée en 2007 à la suite des recommandations qui ont suivi la guerre contre le Hezbollah un an auparavant, au cours de laquelle 4 500 roquettes sont tombées sur Israël.

Le vice-ministre de la Défense, Matan Vilna’i, est responsable de cet exercice destiné à coordonner les manoeuvres militaires, policières et des services d’urgence. L’exercice prévoit également des tirs de roquettes et de missiles sur des villes israéliennes du sud par le régime du Hamas dans la bande de Gaza.

L’exercice se déroulerait simultanément avec une simulation dirigée par le gouvernement. Des officiels ont déclaré que le premier ministre israélien Ehoud Olmert devrait réunir le Conseil des ministres (le Cabinet) pour ordonner une riposte à l’attaque ennemie.

Les officiels ont déclaré que l’exercice pourrait se dérouler chaque année selon une évaluation voulant que l’Iran possèdera une bombe nucléaire dès 2009. En 2007, les militaires ont stoppé une opération visant à remplacer les masques à gaz distribués à la fin des années 1990.

Source : Global Research

Traduction : AlterInfo

L’épouse de Moghniyé dément avair porté des accusations contre un Etat Arabe

jeudi, mars 6th, 2008 par Clovis Casadue

Saada Badreddine, l’épouse du chef militaire du Hezbollah, Imad Moghniyé, assassiné le 12 février à Damas, a démenti avoir porté des accusations contre un État arabe dans la mort de son mari. Dans sa déclaration, Mme Moghniyé a affirmé que tout ce qui a été dit en son nom dans les médias à ce sujet est une pure invention et vise à détourner l’enquête du véritable auteur de l’attentat, qui est l’ennemi sioniste.

Source : Al-Jazeera

Deux nouveaux bâtiments de l’US Navy croisent au large du Liban

mercredi, mars 5th, 2008 par Clovis Casadue
es Etats-Unis ont remplacé au large des côtes du Liban le contre-torpillleur « USS Cole » par deux autres bâtiments de l’US Navy, le croiseur « USS Philippine Sea » et le contre-torpilleur « USS Ross », a annoncé mardi la marine de guerre américaine.

En outre, un troisième bâtiment, chargé du ravitaillement, continue de croiser dans la région, invisible du littoral libanais comme les deux autres navires de l’US Navy, a précisé un responsable sous le sceau de l’anonymat.

La présence de la marine de guerre américaine au large du pays du Cèdre a pour objectif d’affirmer le soutien de Washington au Liban face à son ancien « tuteur » syrien.

Le Liban traverse depuis 16 mois une crise politique majeure provoquée par la persistance de désaccords entre la majorité pro-occidentale et l’opposition prosyrienne, emmenée par les chiites du Hezbollah, sur la composition d’un futur gouvernement.

L’arrivée de l’USS Cole embarrasse le gouvernement libanais

dimanche, mars 2nd, 2008 par Clovis Casadue
Selon diverses sources US, le destroyer USS Cole serait l’avant-garde d’une escadre navale qui sera déployée au large des côtes libanaises en prévision d’une intervention militaire. Cette escadre est composée de quatre destroyers et douze autres bâtiments, dont des navires amphibies spécialisés dans le débarquement de troupes.

Des déclarations de responsables états-uniens laissent entendre que l’envoi du USS Cole a été précédé de concertations avec le chef du gouvernement Fouad Siniora et son équipe. L’opposition, elle, avait déjà affirmé, par la bouche de ses plus hauts dirigeants, dont le chef du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, que le 14-mars pro-US a reçu des promesses et des assurances de Washington de l’imminence d’une intervention militaire. C’est ce qui explique le refus des loyalistes de présenter la moindre concession politique permettant de mettre en place un véritable partenariat.

L’opposition a fait preuve d’une grande fermeté, affirmant sa détermination à refuser et à résister à toute intervention militaire étrangère, qu’elle a assimilé à une tentative de colonisation, comme l’a affirmé le chef chrétien de l’opposition, le général Michel Aoun. Elle affrontera toutes les forces locales qui facilitent et incitent au retour du colonialisme au Liban.

La Syrie dénonce un complot entre pays arabes et Mossad

mercredi, février 27th, 2008 par Clovis Casadue

Le numéro 2 du Hezbollah, Imad Mougnieh, avait été tué il y a près de dix jours en plein Damas. Des sources syriennes ont confié aujourd’hui au journal arabophone londonien Al Qods Al Arabi qu’il avait été éliminé dans le cadre d’un complot organisé par le Mossad avec des partenaires arabes.

Le ministre des Affaires étrangères syrien avait déjà dénoncé l’implication de pays arabes dans l’assassinat de Mougnieh. Une quinzaine de Palestiniens ont été arrêtés, Mougnieh ayant été en contact régulier avec les dirigeants du Hamas présents à Damas, dont Khaled Meschaal.

La Syrie mène une enquête sur les circonstances de cette mort, sans y avoir associé les agents du Hezbollah et de l’Iran.

La veuve de Mougnieh a accusé hier la Syrie d’avoir elle même organisé l’élimination de son mari.

Les autorités syriennes ont annoncé qu’elles livreront les résultats de leur enquête après le sommet de la Ligue arabe qui doit se tenir à Damas la dernière semaine de mars.

Des pays arabes – dont l’Egypte et l’Arabie Saoudite – ont déjà annoncé qu’ils allaient le boycotter pour protester contre les menées de la Syrie au Liban. Hier, la réunion du parlement libanais, qui devait déboucher sur l’élection d’un nouveau président, a été reportée pour la 15è fois depuis le départ de l’ancien président Emile Lahoud au mois de novembre.

Source : Al Qods Al Arabi

Nasrallah : « Israël est voué à la disparition »

vendredi, février 22nd, 2008 par Clovis Casadue
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a réaffirmé vendredi qu’Israël était voué à la « disparition », lors d’une cérémonie organisée par le parti chiite libanais dans la banlieue sud de Beyrouth.

« La disparition d’Israël est inévitable. C’est une loi divine. Sa présence est temporaire et ne peut se poursuivre dans la région », a déclaré cheikh Nasrallah dans un discours retransmis sur écran géant devant des milliers de partisans réunis dans un vaste complexe du Hezbollah.

« Israël n’existe pas par sa propre force mais en raison de la situation internationale qui va changer dans les prochaines années », a-t-il ajouté lors d’une cérémonie en l’honneur des responsables du parti assassinés depuis sa création dans les années 1980, dont le chef militaire Imad Moughnieh le 12 février à Damas.

Le chef du Hezbollah avait déjà affirmé le 14 février que « le sang d’Imad Moughnieh contribuerait à la disparition de l’Etat d’Israël ».

Imad Moughnieh : la Syrie refuserait d’informer le Hezbollah

vendredi, février 22nd, 2008 par Clovis Casadue

Selon le quotidien Al-Qabas, le Hezbollah avait demandé à être informé des premières issues des investigations sur l’attentat perpétré le 12 février dernier et qui a coûté la vie au haut responsable du parti, menées par les autorités syriennes, qui ont refusé de répondre aux revendications du Hezb, signalant que Moughnieh n’avait pas informé les autorités syriennes de sa visite et qu’il avait pénétré les terres syriennes en tant que visiteur commun.

Source : Al-Qabas

L’ancien patron de la DST accuse les Etats-Unis de semer la division au Liban

samedi, février 16th, 2008 par alyusi
Dans une interview à l’hebdomadaire Al-Intiqad, Yves Bonnet – ancien directeur de la DST – a déclaré que trois pays veulent mettre les pieds au Liban : les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et Israël.
La coopération saoudo-israélienne s’exerce, dit-il, par l’intermédiaire des « des gens de David Welch » – secrétaire d’État adjoint américain pour le Moyen-Orient – sur Walid Joumblatt, Samir Geagea, Saad Hariri et Fouad Siniora. Il accuse les Etats-Unis de favoriser les divisions parce qu’elle « servent les intérêts d’Israël ».
Lire l’interview d’Yves Bonnet sur MecanopolisBlog

Hassan Nasrallah : 10 jours pour résoudre la crise au Liban, ou bien…

vendredi, janvier 4th, 2008 par alyusi

Secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, a déclaré que la crise au Liban sera résolue que si l’opposition représente plus d’un tiers des sièges le gouvernement d’unité. Il a attiré l’attention sur les Etats-Unis comme le principal élément faisant obstacle à un accord au Liban.

Hassan Nasrallah a indiqué dit que si la crise n’était pas résolue dans les 10 jours, l’opposition déciderait des mesures à prendre. Il a également ajouté que si le gouvernement d’Al-Siniora reprenait le pouvoir présidentiel, l’opposition prendrait « des mesures civiles légitimes, et qu’il ne pouvait pas garantir que ses partisans ne descendent pas dans la rue. »

Le quotidien libanais Al-Akhbar, proche du Hezbollah, a indiqué que l’opposition avait un «plan d’action», dont les détails ne sont pas révélé, contre le gouvernement d’Al-Siniora.

Une rumeur fait état d’un qui consisterait à la fermeture du pays, des aéroports et des ports, la mise en scène d’une grande manifestation en face de l’ambassade américaine à Beyrouth, et le blocage des routes principales.

Sources: Ghaliboun.net, le 2 janvier 2008, Al-Mustaqbal, Al-Akhbar, Liban, le 3 janvier 2008