Archives du tag ‘Sarkozy

Géorgie: La présence des navires américains fait monter les tensions

mardi, août 26th, 2008 par Clovis Casadue
La Russie a estimé que la présence des navires américains dans les eaux côtières géorgiennes était le facteur de la montée des tensions. Selon l’AP, le général Anatoly Nogovitsyn le chef adjoint d’Etat major de l’armée russe a souligné que la présence des bâtiments de guerre américains dans la mer Noire était un facteur de tension. David Kazrashvili, ministre géorgien de la Défense avait déclaré au seuil de l’arrivée des navires américains dans la mer Noire que les habitants de Tbilissi se sentiraient désormais plus en sécurité. Il a estimé que la présence des navires américains signifiait que son pays n’était pas seul face aux éventuelles attaques russes.

Source : Radio Francophone de l’IRIB

Géorgie, bouclier anti-missile : regain de tensions entre Russes et Américains

vendredi, août 15th, 2008 par Clovis Casadue

La guerre en Géorgie avait provoqué de vifs échanges entre Moscou et Washington. L’accord en vue entre les Etats-Unis et la Pologne qui accueillera des éléments du bouclier anti-missile américain suscite la colère des Russes.

La guerre entre la Géorgie et la Russie vient déjà de provoquer des tensions entre Moscou et Washington qui réclame un cessez-le-feu immédiat et respecté ainsi que le retrait des forces russes. Ces dernières répliquent en évoiquuant l’éventualité de formateurs militaires américains parmi les soldats georgiens et d’armes américaines, notamment des fusils d’assault M16, découverts en Géorgie.

Pour signifier leur mécontentement, les Etats-Unis ont avancé sur un dossier qui énerve beaucoup la Russie : le déploiement d’un bouclier anti-missile en Europe. Washington est parvenu sur le sujet à un accord avec la Pologne qui va accueillir des éléments de ce bouclier. D’où la colère de Moscou qui estime, selon le chef-adjoint d’état-major russe Anatoli Nogovitsyne, que cet accord avec les Polonais « aggrave davantage » l’état des relations entre les deux pays.

La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a déclaré ce vendredi à Tbilissi, la capitale géorgienne, qu’elle espérait signer « très bientôt » l’accord avec Varsovie sur le déploiement d’éléments du bouclier antimissile américain en Pologne.

Bush déclare soutenir la Géorgie et envoie Rice à Tbilissi

mercredi, août 13th, 2008 par Clovis Casadue

Le président américain George Bush a exprimé son soutien à la Géorgie et a annoncé sa décision d’envoyer la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice en France et à Tbilissi et de confier une mission humanitaire au chef du Pentagone Robert Gates.

« Compte tenu de notre préoccupation, j’ai ordonné des mesures sérieuses pour témoigner notre solidarité au peuple géorgien et pour parvenir à un règlement pacifique du conflit. J’envoie Condoleezza Rice en France où elle rencontrera le président Sarkozy et ensuite à Tbilissi où elle exprimera personnellement le soutien américain au gouvernement démocratique de la Géorgie », a affirmé M. Bush.

Source : RIA Novosti

Saakachvili et Kouchner évacués d’urgence en Géorgie

lundi, août 11th, 2008 par Clovis Casadue

président géorgien Mikheïl Saakachvili et le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner ont été évacués d’urgence, lundi 11 août, en raison de la présence suspecte d’un hélicoptère survolant la ville de Gori, la plus grande ville géorgienne qui se situe à proximité de la province séparatiste géorgienne d’Ossétie du Sud, a constaté un journaliste de l’AFP.
L’hélicoptère, non identifié, a survolé la zone au moment même où Mikheïl Saakachvili et Bernard Kouchnerse s’y trouvaient.
En criant « go go go! », les gardes du corps du président géorgien l’ont alors poussé dans un véhicule tout terrain noir blindé. Bernard Kouchner a lui été évacué dans un autre véhicule. Tous deux sont partis en trombe, selon le journaliste.
Bernard Kouchner s’est rendu à Gori pour y rencontrer des victimes du conflit armé entre la Géorgie et la Russie. Le CICR a annoncé que la situation humanitaire était « très grave » en Ossétie du Sud et en Géorgie.
Le chef de la diplomatie française, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne, est en visite en Géorgie pour une mission de médiation. Le président géorgien venait d’annoncer qu’il avait signé un document, soutenu par l’UE, contenant des propositions de paix et qui doit être soumis à la Russie.
Sur le terrain, les combats se poursuivent.

Afghanistan: les talibans accusent Sarkozy de fausse promesse

samedi, avril 5th, 2008 par Clovis Casadue

Les talibans ont accusé samedi le président français Nicolas Sarkozy, qui vient d’annoncer l’envoi de 700 soldats supplémentaires en Afghanistan, d’avoir rompu une promesse électorale d’examiner un retrait des troupes françaises.

L’ensemble des pays de l’Otan, réunis au sommet à Bucarest, ont promis cette semaine d’envoyer 1.800 soldats qui s’ajouteront aux quelque 50.000 présents, parmi lesquels déjà 1.600 Français.

« Les membres de l’Otan ne sont pas seulement en train de faire de fausses promesses aux Afghans, mais ils le font aussi à leur pays respectifs », a affirmé le Conseil du commandement des talibans, dirigé par le mollah Mohammed Omar, dans un message lu au téléphone à l’AFP par un porte-parole, Zabihullah Mujahed.

« Un bon exemple est l’actuel président Sarkozy. Durant sa campagne électorale (en vue de la présidentielle de mai 2007), il a promis de se concentrer sur le retrait des troupes françaises d’Afghanistan », ajoute la déclaration.

Les talibans ont libéré deux Français qu’ils détenaient en otage, poursuit le message, eu égard à cette promesse. « Maintenant il semble qu’il ait oublié sa promesse », affirment-ils.

Les talibans avaient réclamé le retrait des troupes françaises et un échange de prisonniers pour libérer ces Français, Céline Cordelier et Eric Damfreville employés par l’ONG Terre d’Enfance, enlevés le 3 avril 2007 dans la province afghane de Nimroz (sud-ouest de l’Afghanistan), frontalière avec l’Iran.

Mais les rebelles les avaient cependant libérés respectivement les 28 avril et 11 mai.

Deux jours avant la libération de Céline Cordelier, la candidat Sarkozy avait affirmé que « la présence à long terme des troupes françaises » en Afghanistan ne lui semblait « pas décisive ».

Le lendemain, le ministre français des Affaires étrangères ajoutait que la France n’avait « pas de vocation à rester en Afghanistan ».

Les talibans ont également affirmé que les nouveaux soldats promis à Bucarest ne les « vaincront pas ».

« S’il avait été possible de vaincre la résistance nationale afghane, ils y auraient réussi jusqu’à présent car le nombre de soldats s’est accru tous les ans », affirment-ils.

« Avec la bénédiction de Dieu, ces occupants seront vaincus comme les autres l’ont été dans le passé », poursuit leur message.

L’Otan a déployé quelque 50.000 soldats d’une quarantaine de pays en Afghanistan, aux côtés de 20.000 autres d’une coalition internationale de 13 pays sous commandement américain.

Ils défendent l’Etat et ses institutions contre l’insurrection des talibans, lancée depuis leur renversement du pouvoir fin 2001 par une coalition internationale sous commandement américain.

Pour l’heure, 1.600 soldats français sont déployés dans la région de Kaboul. 700 autres soldats seront dépêchés dans l’est de l’Afghanistan, a annoncé M. Sarkozy au sommet de Bucarest cette semaine.

La France devrait remplacer les Italiens à la direction du Commandement Regional du Centre (RC Center), la région de Kaboul et ses environs, d’ici la fin de l’année 2008 avec l’envoi de quelque 300 hommes supplémentaires.

Discours de Jean-Marc Ayrault sur l’Afghanistan devant l’assemblée nationale (Vidéo)

vendredi, avril 4th, 2008 par Clovis Casadue

Les vrais chiffres: la France enverra plus d’un millier d’hommes en Afghanistan

vendredi, avril 4th, 2008 par Clovis Casadue

En matière militaire, le diable se niche souvent dans les détails. Alors que le président de la République a bien annoncé, hier à Bucarest, l’envoi d’un renfort de 700 hommes en Afghanistan, les effectifs français présents dans ce pays vont augmenter d’un bon millier d’ici à l’automne prochain. Voici pourquoi et comment:

1) Il y aura d’abord les 700 hommes du bataillon, aujourd’hui affecté à la Reserve stratégique de l’Otan (NSR). Cette unité remplacera des Américains, qui partiront dans le sud de l’Afghanistan. Comme l’a précisé Nicolas Sarkozy, ils seront déployés dans l’Est du pays. « Nous voulions une continuité géographique avec Kaboul, où nous sommes déjà. C’est plus simple en termes logistiques et donc moins coûteux » explique-t-on au ministère de la Défense. Ce renfort devrait coûter de l’ordre de 150 millions d’euros par an. La date (« A l’été » dit-on au ministère) et le lieu exact du déploiement n’est pas encore connu. Des discussions sont en cours avec les différents états-majors de l’Otan (Kaboul, Bruxelles, Brussum). Les troupes actuellement désignées pour cette mission sont issues de la 11ème Brigade parachutiste, en particulier du 8ème RPIMa. Mais, si leur déploiement tarde un peu, les paras pourraient passer leur tour et la mission reviendrait sans doute aux troupes de montagne.

2) A côté de ce nouveau renfort, deux renforts étaient déjà programmés et annoncés:

– En aout, la France doit prendre, pour la deuxième fois, la responsabilité de la RCC (Regional Command Capital), c’est à dire la région de Kaboul. C’est un commandement tournant entre trois pays : France, Italie et Turquie. Pour assumer cette responsabilité, un état-major ainsi que des moyens de soutien et de protection seront envoyés à Kaboul, en plus du bataillon français présent dans la capitale. Soit 300 hommes supplémentaires. Cette mission durera environ un an.

– Dans le cadre de son effort de soutien à l’armée nationale afghane, la France avait prévu d’envoyer une cinquième équipe d’OMLT (Operationnal Mentoring Liaison Team) dans la province d’Oruzgan, un secteur confié aux Hollandais. L’effectif de cette OMLT sera d’environ 80 hommes, issus pour l’essentiel du 2ème Régiment étranger d’infanterie (REI).

Faisons l’addition : 700 + 300 + 80 = plus d’un millier de militaires, qui viendront s’ajouter aux 1500 actuellement présents dans le pays.

Les forces spéciales ne retourneront pas en Afghanistan

Le COS n’enverra pas un nouveau détachement, même si l’hypothèse a été sérieusement étudiée. Les forces spéciales ont été présentes en Afghanistan de la mi-2003 à la fin 2006, dans le cadre de l’opération Arès. « Les forces spéciales doivent être employées dans des opérations spéciales », explique un responsable militaire. Or, la mission confiée aux Français s’apparentera à du « contrôle de zone » dans un secteur difficile. Un travail pour l’infanterie légère. Les leçons de Spin Boldak (où avait été engagé le COS) semblent avoir été tirées. En revanche, le COS poursuivra sa participation à la formation des forces spéciales afghanes.

Secret Défense

 

Le Carlyle Group engage Olivier Sarkozy

mardi, avril 1st, 2008 par Clovis Casadue
Le Carlyle Group, qui gère la fortune des familles Bush et Ben Laden, a décidé de créer un service financier particulier destiné à placer les excédents de pétro-dollars de fonds souverains, principalement ceux du Koweït et de Singapour. Pour diriger ce service, le directeur honoraire de Carlyle, Franck Carlucci, a conseillé le recrutement du 5ème noueur de deals le plus important de Wall Street : Oliver Sarkozy.

M. Sarkozy, demi-frère du président de la République française, aurait réalisé en 2007, selon le classement Dealogic, des opérations pour un montant total de 514 milliards de dollars. Il s’est illustré dans plusieurs rachats d’envergure, notamment celui de l’émetteur de cartes de crédit MBNA par Bank of America en 2006 (35 milliards de dollars), ou celui de Sallie Mae par un consortium de banques et de sociétés de capital-investissement (25 milliards). Il a aussi conseillé ABN Amro et Barclays dans leur fusion. Il passe désormais à la vitesse supérieure.

Oliver Sarkozy avait organisé la rencontre entre le président Bush et son demi-frère lorsque celui-ci n’était encore que ministre de l’Intérieur.

Christine de Nagay, mère d’Oliver Sarkozy, s’est remariée en seconde noces. Dans les années 50, son beau-père avait engagé Frank Carlucci au département des opérations de la CIA.

Retour sur les essais atomiques français dans le Sahara algérien (Vidéo)

mardi, mars 18th, 2008 par Clovis Casadue

Bien qu’aucun bilan n’ait été établi, le nombre de victimes des essais nucléaires aériens ou souterrains effectués au Sahara augmente inexorablement, souvent dans l’anonymat.

La France n’exclut pas une contribution matérielle pour le traitement des effets des essais nucléaires effectués durant l’époque coloniale en Algérie. C’est ce que révèle Son Excellence, l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, dans une déclaration, rapportée hier par notre confrère Echourouk, qui affirme l’envoi dans ce cadre d’une équipe d’experts sur les lieux des explosions pour enquêter sur les dégâts causés aux habitations. Le diplomate français a précisé que son gouvernement réagira en fonction des résultats des enquêtes. Il a cependant révélé que le président Sarkozy a demandé à son homologue algérien, lors de sa visite d’Etat qu’il a effectuée début décembre, de séparer le dossier des essais nucléaires de Reggane de la coopération dans le domaine du nucléaire civil.

Autre révélation de M. Bajolet, le président Sarkozy a proposé à M. Bouteflika, selon lui, « la prise en charge médicale des victimes des mines antipersonnel implantées en Algérie à l’époque coloniale ». Il reste que si la France a attendu 45 ans après pour révéler l’implantation des mines antipersonnel posées le long de nos frontières, aucune cartographie des sites des dépôts des déchets radioactifs n’a été fournie à l’Algérie à ce jour. Paris refusait toujours d’ouvrir ses archives militaires concernant ce contentieux, sous prétexte d’un prétendu « secret défense » ou en évoquant ses engagements vis-à-vis du TNP. Pourtant, ces essais nucléaires ont eu de graves conséquences sanitaires et écologiques dans le sud du pays, d’où cette exigence d’ouverture des archives de l’armée française en vue de connaître la vérité.

Les essais nucléaires aériens ou souterrains effectués au Sahara ont produit de grandes quantités de déchets, enfouis seulement à quelques centimètres de profondeur, et fait beaucoup de victimes. Leur nombre augmente inexorablement, souvent dans l’anonymat. A ce jour, aucune liste n’est établie. L’absence de dépistage et d’archives sanitaires occulte les innombrables maladies comme le cancer et les décès entraînés par les radiations. Les victimes ne sont pas seulement les habitants des zones où les expériences ont eu lieu, mais même ceux se trouvant loin de cette zone.

La France coloniale a effectué son premier essai en Algérie le 13 février 1960 à Reggane sous le code « La Gerboise bleue ». Selon des chercheurs algériens, 17 essais nucléaires au total ont été menés par la France au Sahara, dont 4 à Reggane, entre 1960 et le retrait définitif de l’armée française de cette région en 1967. On estimait à au moins 30 000 victimes algériennes de ces expériences. Le dossier des essais nucléaires français en Algérie a été ouvert en 1996. Mais depuis cette date, rien ou presque n’est fait pour se débarrasser de ce legs empoisonné. La France devait pourtant prendre sa responsabilité juridique. Outre l’aide technique qu’elle est en devoir de fournir en matière de décontamination, elle doit ouvrir ses archives, mettre des noms sur tous les lieux secrets où les bombes avaient explosé.

Rabah Beldjenna

Terroristes en France : les menaces du forum islamiste Al-Ekhlas

lundi, janvier 21st, 2008 par alyusi
Le 4 janvier 2008, le forum islamiste Al-Ekhlas affiche le message d’un participant se faisant appeler Al-Murabit Al-Muwahhid (littéralement : le combattant monothéiste du jihad) qui énumère les avantages d’un attentat à Paris. Il estime qu’un tel attentat entraînerait l’effondrement de l’économie française et servirait d’avertissement aux autres pays européens « qui collaborent à la guerre contre les pays musulmans ». Un attentat briserait en outre le « siège de la sécurité » imposée à la population musulmane de France et permettrait la création de cellules terroristes actives dans les capitales des pays européens voisins. Après avoir fourni une liste de cibles possibles, composée d’attractions touristiques et de lieux à haute fréquentation, l’auteur spécule sur les conséquences d’un tel attentat et le bénéfice qu’en tirerait le djihad mondial.

Ce texte a suscité de nombreuses réactions, notamment des suggestions à caractère pratique concernant le type d’attaque à perpétrer, les cibles possibles, etc.

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