Archives de la catégorie ‘Moyen orient

L’Iran nie que ses banques aient été engagées dans des activités illégales

dimanche, août 17th, 2008 par Clovis Casadue

L’Iran a rejeté vendredi les accusations portées par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis selon lesquelles ses banques financeraient le terrorisme et favoriseraient un programme nucléaire illégal.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé un ensemble de sanctions limitées contre l’Iran, en relation avec son programme d’enrichissement d’uranium. La mesure comprend la surveillance des opérations financières des banques Melli et Saderat.

Ce mois-ci, Washington, Londres et Paris ont averti dans une lettre au Conseil de sécurité que des établissements bancaires iraniens essayaient de contourner les sanctions en réalisant des transactions secrètes.

L’Iran a rejeté cette accusation, affirmant que « les banques iraniennes n’ont jamais été impliquées dans aucune activité illicite (…) puisqu’il n’y a pas d’activités nucléaires non pacifiques en Iran ».

Téhéran a également qualifié de « sans fondement et absurde » l’accusation selon laquelle les banques iraniennes serviraient à financer des activités terroristes, affirmant y voir « une tentative injustifiable visant à dissuader les autres de traiter avec des banques iraniennes ».

« La tentative des trois pays de restreindre les activités des banques iraniennes vise non seulement à exercer une pression injustifiée sur le gouvernement iranien, mais aussi à perturber les affaires et les financements de millions de déposants et de consommateurs », a estimé l’ambassadeur iranien en second auprès des Nations unies, Mehdi Danesh-Yazdi, dans un courrier.

La semaine dernière, l’Union européenne a renforcé ses sanctions commerciales, et la France a estimé qu’il faudrait regarder avec prudence les groupes faisant des affaires avec les banques d’Iran.

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La Finul accuse Israël de violation de l’espace aérien ‎libanais

samedi, août 16th, 2008 par Clovis Casadue

Le Commandant de la Force intérimaire des Nations ‎Unies au Liban (Finul) a accusé Israël de violation de ‎l’espace aérien libanais. « Les avions militaires israéliens ‎violent quotidiennement l’espace aérien du Liban, en total ‎déni de la résolution 1701 du Conseil de sécurité », a ‎affirmé le Commandant italien de la Finul, le Général ‎Claudio Graziano, cité par le correspondant de l’IRIB, à ‎Beyrouth. « Israël continue toujours d’occuper le village ‎Ghajar (Sud du liban) et dissimule toujours les cartes des ‎champs de mines et de sous-munitions non explosées ‎déposées de l’an 1982 jusqu’à 2006 et cela aussi présente ‎une violation évidente des lois internationales », ajoute le ‎commandant de la Finul. « Nous n’avons aucun problème ‎avec le Hezbollah qui, à son tour, respecte et applique ‎totalement la résolution 1701 », a-t-il ajouté. Deux ans après ‎la guerre de 33 jours, terminée par l’adoption de la dite ‎résolution, le régime sioniste continue toujours de violer ‎l’espace aérien, maritime et terrestre du Liban.

Le gouvernement libanais intronisé sous l’oeil d’Israël

vendredi, août 15th, 2008 par Clovis Casadue

Alors que le président, Michel Sleimane, doit rencontrer Bachar Al Assad lors d’un sommet Liban-Syrie, aujourd’hui et demain, le gouvernement d’union nationale du premier ministre, Fouad Siniora, est officiellement entré en fonction, hier, après le vote de la confiance du Parlement, avec cent voix sur cent sept députés présents. Ce vote clôt plusieurs jours de débats houleux entre députés de la coalition majoritaire et de l’opposition, dont le Hezbollah, les orateurs des deux camps se renvoyant la balle et se coupant continuellement la parole au cours de discours fleuves lus à la tribune depuis vendredi.

Si les partis ont fini par enterrer la hache de guerre sur un pacte d’équilibre plus que de confiance, c’est que chacun sait qu’il ne peut gouverner sans l’autre. La majorité doit s’assurer de la « tolérance » de l’opposition pour tenter de reconstruire le pays et organiser des élections législatives en 2009, et les chiites, minoritaires, ont besoin de l’accord qui conforte leurs positions et leur minorité de blocage au sein du gouvernement d’union nationale mis en route par la communauté internationale le 21 mai dernier, à Doha.

Vendredi, le chef du gouvernement a lu sa déclaration de politique générale, un texte controversé fruit de trois semaines d’intenses discussions et de marchandages internes. Toujours au centre du débat, la question du contrôle de l’armement du Hezbollah, dont les représentants politiques tiennent onze postes gouvernementaux. Le compromis en vigueur assure le statu quo du rapport des forces et permet aux « résistants », comme se définissent les membres du Hezbollah, de garder la main sur leurs armes avec la bénédiction des forces politiques. La déclaration souligne en effet « le droit du Liban et de son peuple, son armée et sa résistance de libérer sa terre », notamment les Fermes de Chebaa, une région du Golan revendiquée par le Liban et occupée par Israël.

Ce compromis semble avoir le don d’énerver passablement les responsables israéliens, qui accusent la coalition de Fouad Siniora de céder « sur toute la ligne aux exigences du Hezbollah ». Ils font monter la pression sous prétexte que leurs services de renseignements auraient relevé que le gouvernement libanais n’assurait pas le contrôle des armes livrées au mouvement chiite via la frontière avec la Syrie, exigence fixée par la résolution 1701 des Nations unies.

Désireux de montrer ses muscles, le gouvernement israélien a fait savoir qu’il se mettait en mesure de préparer d’éventuelles opérations au sud du Liban. Hier, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, et l’état-major de l’armée ont ainsi supervisé d’importantes manoeuvres militaires sur le plateau du Golan, qu’Israël occupe depuis 1967. L’ancien premier ministre, de 1999 à 2001, a assuré qu’il se prépare à « une remise en cause de l’équilibre dans la région », un message très rude à destination de la Syrie, et un avertissement fondé presque explicitement sur les mêmes arguments que ceux qui avaient justifié le déclenchement de la guerre de 2006 au Liban.